Accéder au contenu principal

Brexit : Theresa May réaffirme qu'il n'y aura aucun compromis

"Je ne serai pas poussée à accepter des compromis qui ne sont pas dans l'intérêt national", a écrit Theresa May dans le Sunday Telegraph.
"Je ne serai pas poussée à accepter des compromis qui ne sont pas dans l'intérêt national", a écrit Theresa May dans le Sunday Telegraph. Charles McQuillan, AFP

Confrontée à une forte opposition contre son plan de la part des pro-Brexit, Theresa May a répété dimanche qu'elle préférait l'absence d'un accord plutôt que de faire des concessions à Bruxelles.

PUBLICITÉ

La Première ministre britannique Theresa May réitère dans une tribune publiée par le Sunday Telegraph qu'elle ne fera aucun compromis avec Bruxelles dans les négociations pour les relations post-Brexit entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

Ces déclarations interviennent alors que le Sunday Times a rapporté pour sa part que les adversaires de la stratégie de May dans les rangs du Parti conservateur publieraient en septembre leurs propres propositions pour le Brexit, destinées à s'orienter vers une rupture plus nette avec l'UE.

Une telle démarche viserait à mettre la pression sur Theresa May alors que le calendrier initial fixé par Londres et Bruxelles prévoit la conclusion d'un accord de retrait avant le Conseil européen des 18 et 19 octobre prochains.

En promettant de trouver un accord favorable à l'activité économique qui maintiendrait le Royaume-Uni au sein de la zone européenne de libre-échange, Theresa May s'est attiré les foudres de ceux qui redoutent un Brexit "allégé", qui ne romprait pas suffisamment les liens avec Bruxelles et celles de ceux qui souhaite que Londres renonce à sortir de l'UE.

"Un 'no deal' (aucun accord) s'il le faut"

Le "livre blanc", qui explique le plan du gouvernement britannique pour le Brexit et a été présenté en juillet à Bruxelles, prévoit la négociation des liens commerciaux les plus étroits possibles avec l'UE, afin de préserver les entreprises britanniques, et d'honorer l'engagement d'éviter de rétablir une "frontière dure", avec des infrastructures douanières, à la frontière avec l'Irlande.

"Je ne serai pas poussée à accepter des compromis (sur les propositions du 'livre blanc') qui ne sont pas dans l'intérêt national", écrit la Première ministre dans le Sunday Telegraph. "Nous serons prêts pour un 'no deal' (aucun accord) s'il le faut", a écrit Theresa May qui, une fois encore, a exclu la tenue d'un second référendum sur l'adhésion à l'UE. "Poser la question une fois de plus serait une grave trahison de notre démocratie - et une trahison de cette confiance", a-t-elle affirmé.

"Les prochains mois seront essentiels pour façonner l'avenir de notre pays et je suis claire sur ma mission", a-t-elle encore écrit.

Theresa May a prévenu en juillet les membres de son parti qu'il n'y aurait pas de Brexit du tout si ces derniers ne soutenaient pas son plan pour maintenir des relations commerciales aussi étroites que possible avec l'UE. Elle a réitéré que la Grande-Bretagne préférait une absence d'accord à un mauvais accord.

Le Brexit étant programmé pour le 29 mars, Londres et Bruxelles disposent encore d'un peu moins de sept mois pour s'entendre sur un accord de retrait.

Avec Reuters

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.