Accéder au contenu principal
Dans la presse

"Une nation se suicide quand elle détruit son histoire"

France 24

Dans la presse, ce mardi 4 septembre, l’imminence de l’offensive du régime syrien sur Idleb, dernier bastion des rebelles, la Méditerranée toujours plus meurtrière pour les migrants. Steve Bannon "persona non grata". Et une initiative… surprenante dans une école chinoise à l’occasion de la rentrée.

Publicité

<span><span>Le + </span></span>: Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre <span><span>i</span></span><span>Phone</span> ou sur <span>tout autre mobile</span>. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur <span>Facebook</span>

 

Dans la presse, ce matin, l’offensive imminente du régime syrien et de ses alliés sur Idleb, dans le nord-ouest du pays.

 

Alors que la province subit depuis trois ans les bombardements de Damas et de son allié russe, la région est désormais «leur dernier objectif stratégique et militaire pour briser la rébellion», selon L’Orient Le Jour, qui montre à la Une des combattants du Front national de libération prenant des selfies lors d’une préparation avant l’offensive. Contacté par le journal libanais, Abdelrahmane raconte un quotidien «rythmé par la question: bataille ou pas bataille?». «Nous n’avons nulle part où aller, donc c’est certain qu’on se défendra. C’est la bataille existentielle de la révolution», dit-il, alors que la Russie et l’Iran martèlent qu’une offensive des forces gouvernementales syriennes contre la province rebelle est nécessaire. Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a déclaré hier que le statu quo ne pouvait pas «durer indéfiniment», tandis que son homologue Mohammed Javad Zarif, répétait que la province devait être «nettoyée». L’ONU craint une «catastrophe humanitaire». «En cas d'escalade dans la zone, nous craignons que jusqu'à 800 000 personnes soient déplacées», a alerté son bureau de Damas.

 

L’ONU, dont le Haut-commissariat aux réfugiés a publié hier un rapport intitulé «Voyage du désespoir», qui détaille les phénomènes de migrations en Méditerranée. Selon ce document, cité par Le Figaro, plus de 1600 personnes auraient péri ou disparu depuis le début de l'année en tentant de gagner l’Europe. Toujours d’après ce rapport, sur les sept premiers mois cette année, 72.100 personne se seraient risquées à rallier le vieux continent par la Méditerranée, contre 121.100 pour la même période l’année dernière, soit une baisse de 41% - mais, et c'est la principale information du HCR, elles seraient proportionnellement plus nombreuses à être mortes ou portées disparus, la Méditerranée confirmant une nouvelle fois son statut de passage maritime «parmi les plus meurtriers au monde».

 

Dans la presse, également, les réactions à l’incendie qui a ravagé le musée national du Brésil, dans la nuit de dimanche à lundi. «C’est l’un des jours les plus tristes de ma carrière», a déclaré hier le commandant des sapeurs-pompiers de Rio de Janeiro, cité par The Financial Times. Les flammes ont détruit à jamais le plus vieux squelette de femme retrouvé dans le pays, des momies égyptiennes et des vases étrusques, des archives impériales, des pièces d’art indigène, et des centaines d’autres objets. Des «trésors inestimables», selon O Globo, qui voit dans cette tragédie la manifestation d’un «suicide national». «Un pays meurt à petit feu quand il détruit sa propre histoire et ce qui s’est produit dimanche est un crime à la fois contre notre passé et contre les générations futures», déplore le journal brésilien. Libération dénonce «l’austérité pyromane» et les «négligences» à l’origine de cette catastrophe, rappelant qu’en 2015 déjà, sous la présidence de Dilma Rousseff, le musée avait dû fermer ses portes, faute de budget pour payer le personnel. Selon Libé, son successeur, l’actuel président Michel Temer, aurait ensuite encore durci l’austérité, en amputant le budget du musée de 85 % pour cette année, le réduisant à un peu plus de dix millions d’euros.

 

Aux Etats-Unis, l’éditorialiste Steve Bannon a été désinvité du festival annuel du New Yorker. D’après le Huffington Post, le polémiste d’extrême-droite a été déclaré «persona non grata» après la levée de bouclier qu’a suscité la nouvelle de son invitation sur les réseaux sociaux, notamment de la part d’autres invités. «Si Steve Bannon est au festival du New Yorker, je n'y vais pas», a tweeté l'acteur et producteur Judd Apatow, ajoutant qu’il ne participerait pas «à un événement qui normalise la haine». «Bannon? Et moi? Dans le même programme? Pas possible», a aussi réagi l'acteur Jim Carrey à propos de l’ex-patron du site Breitbart et ex-gourou de la Maison-Blanche, qui annoncé récemment son projet de créer une fondation européenne pour contribuer à une révolte des peuples contre les gouvernements libéraux.

On ne se quitte pas là-dessus. Un mot, pour terminer, de l’initiative disons… surprenante d’une école chinoise pour la rentrée des classes - une petite démonstration de pole dance, cette danse plus ou moins sensuelle exécutée autour d’un poteau, très répandue dans les clubs d’effeuillage comme on dit en bon français. Le problème, c’est que le spectacle n’était pas offert à un public de jeunes étudiants majeurs et vaccinés mais à de jeunes bambins faisant leur entrée en crèche. Une initiative largement critiquée et jugée «inappropriée», sur les réseaux sociaux chinois. Lu dans The South china Morning Post.

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française(du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale(du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

 

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.