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Facebook et Twitter se défendent devant le Congrès américain

La directrice générale adjointe de Facebook, Sheryl Sandberg, et le directeur général de Twitter, Jack Dorsey, auditionnés au Congrès américain, le 5 septembre 2018.
La directrice générale adjointe de Facebook, Sheryl Sandberg, et le directeur général de Twitter, Jack Dorsey, auditionnés au Congrès américain, le 5 septembre 2018. Drew Angerer, Getty Images/AFP

Lors d'auditions devant les deux chambres du Congrès américain, mercredi, les dirigeants de Facebook et Twitter ont défendu leurs initiatives pour limiter les risques d'ingérences électorales. Nombre d'élus leur reprochent leur inefficacité.

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Facebook et Twitter sont passés au gril des élus américains, mercredi 5 septembre. Leurs dirigeants se sont employés à défendre leurs initiatives pour limiter les risques de nouvelles ingérences électorales lors d'auditions devant les deux chambres du Congrès des États-Unis, alors que nombre d'élus leur reprochent leur inefficacité.

Face à ces accusations, la directrice générale adjointe de Facebook, Sheryl Sandberg, et le directeur général de Twitter, Jack Dorsey, ont reconnu devant la commission du Renseignement du Sénat que leurs sociétés avaient réagi trop lentement aux ingérences russes dans la campagne électorale de 2016, tout en assurant faire beaucoup mieux aujourd'hui.

Twitter n'était pas "préparé" pour faire face aux manipulations

Jack Dorsey a admis mercredi que son service de micro-messages n'était pas "préparé" pour faire face aux manipulations qui ont affecté les réseaux sociaux ces dernières années, notamment lors de la campagne présidentielle américaine de 2016.

Sheryl Sandberg a également reconnu que le premier réseau social au monde avait tardé à lutter contre les campagnes de désinformation. "Nous avons supprimé des centaines de pages et de comptes impliqués dans un comportement trompeur coordonné - ce qui signifie qu'ils ont induit les autres en erreur sur leur identité et sur ce qu'ils faisaient", a également déclaré Sheryl Sandberg devant les sénateurs. "Lorsque de mauvais acteurs essaient d'utiliser notre site, nous les bloquons", a-t-elle assuré.

"Vulnérabilité en matière de sécurité nationale"

Jack Dorsey a indiqué devant la même commission que Twitter avait considérablement renforcé la surveillance des opérations de manipulation sur sa plateforme, et en a voulu pour preuve le signalement aux autorités le mois dernier de comptes soupçonnés d'être basés en Iran. Il a ajouté que 770 comptes avaient été supprimés pour avoir violé les règles de conduite de Twitter.

Les explications des dirigeants des réseaux sociaux n'ont pas semblé convaincre les élus. "Malheureusement, rien n'a été fait pour résoudre ce que j'avais décrit en novembre (2017) comme une 'vulnérabilité en matière de sécurité nationale' et un 'risque inacceptable'", a déclaré le président de la commission sénatoriale, le républicain Richard Burr.

Trump accuse Facebook et Twitter d’interférences

Avant le début de l'audience au Sénat, essentiellement consacrée aux ingérences étrangères, Donald Trump était monté au créneau en accusant les réseaux sociaux d'interférer eux-mêmes dans la campagne des élections de mi-mandat au Congrès, le 6 novembre, dans le but selon lui de favoriser une victoire démocrate. Les républicains sont pour le moment majoritaires dans les deux chambres.

Donald Trump et d'autres responsables républicains accusent régulièrement les géants de l'Internet de vouloir faire taire certaines voix conservatrices, comme celle d'Alex Jones, dont le site conspirationniste Infowars a récemment été exclu des grandes plateformes. Twitter a suspendu le compte d'Alex Jones pendant sept jours durant l'été.

Avec AFP

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