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La Russie n'exclut pas un sabotage à bord de la Station spatiale internationale

L'astronaute Jeff Williams à l'intérieur de la Station spatiale internationale (ISS), en juin 2016.
L'astronaute Jeff Williams à l'intérieur de la Station spatiale internationale (ISS), en juin 2016. Nasa, AFP

La Russie a lancé des vérifications après une fuite d'oxygène la semaine dernière sur un vaisseau Soyouz amarré à la Station spatiale internationale (ISS), qui pourrait, selon elle, avoir été causée par un forage intentionnel.

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Qui est à l'origine de la fuite d'oxygène sur un vaisseau Soyouz amarré à la Station spatiale internationale (ISS) ? Selon la Russie, il pourrait ne pas s'agir d'un accident, mais bien d'un acte intentionnel.

"Nous étudions la version (d'un problème causé) sur Terre. Mais il y a aussi une autre version que nous n'excluons pas : une interférence délibérée dans l'espace", a indiqué Dmitri Rogozine, le directeur de l'agence spatiale russe Roskosmos. "Il y a eu plusieurs tentatives de percer" un trou dans le Soyouz MS-09 amarré au segment russe de l'ISS, a poursuivi Dmitri Rogozine, ajoutant que le trou semblait avoir été fait par une "main hésitante". "De quoi s'agit-il : d'un défaut de fabrication ou d'un acte prémédité ?", a-t-il ajouté, cité par l’agence russe Ria Novosti.

Dmitri Rogozine avait auparavant affirmé que la microfissure, qui avait provoqué jeudi une fuite d'oxygène et une chute de pression sur l'ISS sans présenter de danger pour l'équipage, était probablement due à l'impact d'une micrométéorite. "Nous avons déjà exclu la version de la météorite", a-t-il affirmé lundi.

Colmatée avec du ruban

La fissure, située sur une partie du vaisseau Soyouz qui ne sera pas utilisée pour le retour sur Terre, avait été dans un premier temps colmatée avec du ruban thermorésistant, selon la Nasa. Une commission russe a été créée pour identifier les responsables, tandis que tous les vaisseaux Soyouz et Progress seront vérifiés.

Un député russe, également ancien cosmonaute, a pour sa part affirmé que la fissure pourrait être l'œuvre d'un résident de l'ISS voulant provoquer un retour sur Terre plus rapide. "Nous sommes tous humains et n'importe qui peut avoir envie de retourner à la maison, mais cette méthode est très indigne", a déclaré Maxime Souraïev.

Selon une source du secteur spatial interrogée par l'agence publique russe Tass, le vaisseau Soyouz aurait pu être endommagé lors de tests au cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan. "Quelqu'un a pu faire une erreur et prendre peur avant de couvrir la fissure" avec un produit qui a ensuite "séché et s'est désintégré" une fois dans l'espace, a affirmé cette source anonyme.

Les problèmes techniques et dysfonctionnements ne sont pas rares à bord de l'ISS et la plupart du temps sans réel danger pour l'équipage. Le secteur spatial russe a connu plusieurs revers retentissants entre 2015 et 2017, tels que la perte d'un vaisseau cargo Progress devant ravitailler l'ISS, la défaillance d'un lanceur Proton ou encore la découverte de défauts sur la plupart des moteurs produits pour les fusées devant placer en orbite des satellites. Les fusées russes Soyouz sont actuellement les seules à pouvoir acheminer et rapatrier les équipages de l'ISS.

Avec AFP

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