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Des dizaines de morts au Japon après le passage d'un typhon

Des dégâts dans la ville d'Osaka, le 4 septembre 2018.
Des dégâts dans la ville d'Osaka, le 4 septembre 2018. Jiji Press, AFP

Le passage du typhon Jebi a fait au moins dix morts au Japon, alors qu'un million de foyers étaient privés d'électricité dans le sud de l'île principale du pays, Honshu.

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Au moins 10 morts, plus de 300 blessés, de nombreux dégâts matériels et le chaos à l'aéroport du Kansai, à Osaka, le typhon Jebi qui a balayé le Japon, mardi 4 septembre, a frappé fort, même s'il est loin d'être le plus meurtrier.

"Ce typhon a provoqué de graves dégâts, particulièrement dans la région d'Osaka", a souligné le Premier ministre Shinzo Abe qui a promis "les efforts maximum pour traiter la situation et remettre en état les infrastructures".

Ce 21e typhon de la saison, dont les vents dans la partie centrale dépassaient 160 km/h et près de 220 km/h en périphérie, a traversé l'archipel du sud-ouest au nord, s'affaiblissant en bout de course. Il n'est désormais plus qu'une tempête au large.

Il était classé dans la catégorie des typhons "très puissants", lesquels touchent assez rarement de façon directe le Japon. C'est le premier de ce type accostant sur l'archipel depuis 1993. Ce ne fut cependant pas, loin s'en faut, le pire de la décennie : en octobre 2013, le cyclone Wipha avait tué 43 personnes, tandis que 82 morts et 16 disparus avaient été enregistrés à la suite du passage d'un autre typhon, Talas, en septembre 2011, année aussi marquée par le séisme et le tsunami de mars.

Une photo du pétrolier qui s'est encastré dans le tablier du pont conduisant à l'aéroport international du Kansai.
Une photo du pétrolier qui s'est encastré dans le tablier du pont conduisant à l'aéroport international du Kansai. Jiji Press, Kansai Airport Coast Guard, AFP

Osaka, sévèrement touchée

La région d'Osaka a été cette fois la plus sévèrement touchée, avec des centaines de maisons détruites (toute ou en partie), des poteaux à terre, des arbres arrachés, des toitures envolées (comme à la gare de Kyoto), des grues affaissées ou des véhicules accidentés.

Plus de 1,2 million de foyers étaient privés d'électricité à Osaka et les secteurs alentours vers 7h30, heure locale, mercredi 5 septembre. L'aéroport du Kansai (Kix), situé en mer sur une île artificielle au large d'Osaka, a été inondé et fermé, avec 3 000 passagers et plusieurs centaines d'employés bloqués à l'intérieur, car le pont reliant les lieux à la terre ferme a été endommagé par un pétrolier qui s'est encastré dedans. Ils ont passé la nuit dans les terminaux, sans électricité ni air conditionné, selon les témoignages donnés à la chaîne de télévision NHK. "Honnêtement, j'ai craint pour ma vie", a confié l'un des salariés affectés. Plus de 700 vols ont été annulés, tout comme nombre de liaisons ferroviaires et de navettes de ferries.

Jebi – qui signifie "engloutir" en coréen – est la dernière en date d'une série de calamités naturelles à frapper le Japon, qui a déjà connu cet été une litanie de fléaux. Pluies torrentielles, glissements de terrain, inondations et canicule record y ont fait des centaines de morts.

Avec AFP et Reuters

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