Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Congo-Brazaville : Un opposant menacé de mort en France.

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Arthur Mitchell : la mort d'une étoile

En savoir plus

LE DÉBAT

Migrants : L'Europe sans solution ?

En savoir plus

POLITIQUE

Audition d'Alexandra Benalla : Une situation embarassante pour E. Macron ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Alexandra Lamy : "Je suis très fière d'être une actrice populaire"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Cour Suprême : tempête autour de Brett Kavanaugh

En savoir plus

Pas 2 Quartier

Bourgogne : cinéaste d'une cité désertée

En savoir plus

FOCUS

Autriche : restriction de l'immigration et obstacles à l'intégration

En savoir plus

L’invité du jour

Claude Pinault : "Tétraplégique, un médecin m’a donné une graine d’espoir"

En savoir plus

Inde : l'homosexualité dépénalisée par la Cour suprême

© AFP (archives) | La Cour suprême indienne a décidé le 6 septembre 2018 de dépénaliser l'homosexualité.

Vidéo par Philomène REMY

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 06/09/2018

L'homosexualité en Inde, passible jusque-là de prison à vie, a été dépénalisée, jeudi, après une décision historique de la Cour suprême.

La Cour suprême d'Inde a dépénalisé l'homosexualité, jeudi 6 septembre, dans la deuxième nation la plus peuplée de la planète, une décision historique mettant fin à une interdiction remontant au XIXe siècle.

La plus haute instance judiciaire de ce pays d'Asie du Sud de 1,25 milliard d'habitants a jugé illégal un vieil article de loi condamnant les relations sexuelles entre personnes de même sexe. Cette disposition "était devenue une arme de harcèlement contre la communauté LGBT", a déclaré le président de la Cour suprême Dipak Misra.

Des images diffusées à la télévision indienne montraient des militants de la cause homosexuelle pleurant des larmes de joie et tombant dans les bras les uns des autres durant la lecture du jugement.

Selon le code pénal indien datant de l'ère coloniale britannique, l'homosexualité était sur le papier passible de prison à vie. Dans les faits toutefois, les poursuites judiciaires pour relation sexuelle entre personnes de même sexe étaient rarissimes.

Pas de position du gouvernement nationaliste hindou

Au centre d'une bataille judiciaire à multiples rebondissements entamée il y a près de vingt ans, l'article 377 du code pénal prohibait tout "rapport charnel contre l'ordre de la nature".

Un panel de cinq juges de la Cour suprême avait entendu en juillet les arguments de plaignants homosexuels, parmi lesquels plusieurs célébrités, qui soutenaient que cet article était contraire à la Constitution indienne.

Lors des débats, le gouvernement nationaliste hindou de Narendra Modi, conservateur sur les sujets sociétaux, avait choisi de ne pas se positionner sur la question et laissé la dépénalisation de l'homosexualité à l'appréciation de la justice.

Cette dépénalisation par la Cour suprême était largement escomptée par les observateurs. La jurisprudence de l'institution ces dernières années penchait en effet en sa faveur, avec notamment la reconnaissance d'un troisième genre pour les transgenres et la sanctuarisation du droit à la vie privée.

L'Inde devient ainsi le 124e État du monde où les actes homosexuels ne sont pas ou plus criminalisés, selon des chiffres de l'Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes.

Avec AFP

Première publication : 06/09/2018

  • RELIGION

    Le pape préconise la psychiatrie pour les enfants à tendances homosexuelles, le Vatican s'explique

    En savoir plus

  • FRANCE

    Les Gay Games à Paris : 36 sports, 90 pays et 10 000 participants

    En savoir plus

  • INDE

    Quatre millions de personnes menacées de perdre leur nationalité en Inde

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)