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Irak : Sadr exige des solutions "radicales et immédiates" pour mettre fin à la crise à Bassora

Moqtada al-Sadr, le 23 juin 2018, à Najaf.
Moqtada al-Sadr, le 23 juin 2018, à Najaf. Haidar Hamdani, AFP

Le vainqueur des élections législatives irakiennes, Moqtada al-Sadr, a demandé au gouvernement, jeudi, de trouver des "solutions radicales" pour mettre fin à la crise qui secoue la région de Bassora depuis plusieurs mois.

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Porté par la contestation pour gagner les élections législatives en Irak, Moqtada al-Sadr parviendra-t-il à y mettre fin ? Le leader chiite a appelé le Parlement, jeudi 6 septembre, à exiger du gouvernement des "solutions radicales et immédiates" à la crise sanitaire qui a relancé la grogne sociale à Bassora.

Les manifestants dénoncent la corruption au sein de la classe politique et l'incapacité de l'État à assurer les services de base dans cette région, la plus riche en pétrole d'Irak et la seule ayant un accès sur la mer.

>> À lire : Irak : le soulèvement social à Bassora se heurte aux forces de l'ordre

Moqtada al-Sadr, ancien chef de milice devenu héraut des manifestations anti-corruption, a appelé le Parlement, paralysé par les divisions, à tenir "une séance extraordinaire" au "plus tard dimanche".

La première réunion du Parlement élu en mai a été ajournée, peu après son ouverture lundi, au 15 septembre, afin de laisser le temps aux différents blocs de s'accorder sur des alliances et d'élire le président de l'Assemblée.

"Nous appelons à des manifestations de colère pacifiques à Bassora"

Moqtada al-Sadr a réclamé la présence, à la "séance extraordinaire" du Parlement, du "Premier ministre, des ministres de l'Intérieur, de la Santé, de l'Habitat, des Ressources hydrauliques et de l'Électricité", ainsi que plusieurs responsables de la province méridionale de Bassora.

Ces responsables, a-t-il menacé, devront présenter "des solutions radicales et immédiates" pour mettre fin à la crise sanitaire qui a conduit 30 000 personnes à l'hôpital et à la grogne sociale qui a fait sept morts parmi les manifestants depuis mardi dans la ville pétrolière. S'ils ne le font pas, "qu'ils quittent tous leur poste".

D'ici là, a-t-il poursuivi, "nous appelons à des manifestations de colère pacifiques à Bassora". Le début de ce mouvement sera "annoncé bientôt", a-t-il ajouté, alors que la province est en proie depuis plusieurs jours à des manifestations qui ont dégénéré en plusieurs endroits, le siège du gouvernorat ayant été en partie incendié par les manifestants.

Au moins 22 personnes ont été tuées depuis le début, le 8 juillet, à Bassora, de manifestations qui ont gagné le sud de l'Irak. Les protestataires dénoncent pêle-mêle les services publics déficients, la pénurie chronique d'électricité et d'eau, le chômage endémique, mais aussi l'impéritie de l'État et des hommes politiques.

Avec AFP et Reuters

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