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Irak : la contestation sociale ne faiblit pas à Bassora, des obus tombent sur la Zone verte à Bagdad

Un manifestant devant un bâtiment officiel en flammes à Bassora, le 6 septembre 2018.
Un manifestant devant un bâtiment officiel en flammes à Bassora, le 6 septembre 2018. Haidar Mohammed Ali, AFP

De nouvelles manifestations ont fait un mort jeudi, à Bassora, dans le sud de l'Irak, où des bâtiments publics ont été incendiés. À Bagdad, des obus se sont abattus sur la Zone verte où siègent les autorités, sans faire de blessé.

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La crise sociale ne faiblit pas en Irak. Trois obus se sont abattus, tôt vendredi 7 septembre, sur la Zone verte où siègent les autorités à Bagdad, alors qu'un couvre-feu était imposé à Bassora, province pétrolière du sud, après la mort d'un nouveau manifestant et l'incendie de bâtiments publics et de sièges de partis. Au total, 23 personnes ont été tuées depuis début juillet à travers le pays lors des troubles.

L'attaque au mortier sur le secteur ultra-sécurisé de Bagdad, un incident rare et dont les auteurs ne sont pas identifiés, n'a fait "ni victime ni dégât", selon le commandement des opérations dans la capitale irakienne. Elle survient sur fond de contestation sociale dans la province de Bassora, la plus riche en hydrocarbures du pays et pourtant l'une des moins bien dotées en infrastructures, qui s'est soldée par de la mort de huit personnes depuis mardi.

>> À lire : "Irak : le soulèvement social à Bassora se heurte aux forces de l'ordre"

Dans la nuit à Bassora, d'imposants nuages d'épaisse fumée noire et de hautes flammes s'élevaient du siège du gouvernorat, de la résidence du gouverneur provincial, ainsi que des sièges de partis politiques et groupes armés, tandis que des milliers de manifestants étaient de nouveau dans la rue, ont constaté des correspondants de l'AFP.

Dans le chaos créé par ces incendies, "une personne a été tuée et 35 blessées, donc 24 civils et 11 membres des forces de l'ordre", selon un communiqué du ministère de la Santé, qui ne fournit pas d'autre détail.

Les protestataires, plus calmes que ces derniers soirs selon l'AFP, ont convergé, avec des membres des forces de l'ordre, devant le siège du gouvernorat afin d'y déposer des bougies pour les sept manifestants tués mardi et mercredi.

Près du gouvernorat, des locaux d'un immeuble hébergeant l'antenne locale de la télévision publique, al-Iraqiya, ont également été ravagés par les flammes, selon des témoins. Le siège de plusieurs partis, dont Daawa, celui du Premier ministre Haïdar al-Abadi, et groupes armés chiites, puissants dans la province, ont aussi été incendiés, dont ceux de l'organisation Badr, groupe armé soutenu par l'Iran. Son chef, Hadi al-Ameri, a emmené la liste arrivée en deuxième position aux législatives de mai.

Le leader chiite Moqtada Sadr, vainqueur des législatives, a appelé jeudi le Parlement à convoquer le gouvernement pour qu'il expose des "solutions radicales et immédiates". Peu après, Haïdar al-Abadi, qui tente d'obtenir un second mandat en formant avec Moqtada Sadr une coalition gouvernementale, s'est dit prêt à se rendre au Parlement.

>> À lire aussi : "Irak : Sadr exige des solutions 'radicales' pour mettre fin à la crise à Bassora"

Avec AFP

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