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EUROPE

Italie : sous enquête pour séquestration de migrants, Matteo Salvini en appelle à ses électeurs

© Marco Bertorello, AFP | Le parquet de Palerme a confirmé l'enquête pour séquestration de personnes contre Matteo Salvini.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 08/09/2018

Le parquet de Palerme a confirmé vendredi l'enquête pour séquestration contre Matteo Salvini, qui avait refusé pendant 10 jours à des dizaines de migrants de débarquer en Italie. Le ministre italien de l'Intérieur contre-attaque.

Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini en a appelé à ses électeurs, vendredi, après la confirmation d'une enquête contre lui pour séquestration de dizaines de migrants empêchés de débarquer pendant plus de 10 jours.

Le chef de file de l'extrême droite italienne, a ouvert, lu et commenté un courrier du parquet de Palerme (Sicile) dans une vidéo diffusée en direct sur sa page Facebook.

Le 25 août, un procureur d'Agrigente (Sicile) avait ouvert une enquête contre le ministre, qui refusait le débarquement en Italie de plus de 140 migrants secourus par le Diciotti, un navire des garde-côtes italiens, dans la nuit du 15 au 16 août. Ils avaient finalement pu débarquer le soir même, après un accord avec l'Irlande, l'Albanie et l'Église catholique italienne, qui s'étaient engagées à les prendre en charge.

Séquestration avec circonstances aggravantes

La procédure contre Matteo Salvini a été transférée à une juridiction de Palerme habilitée à poursuivre les membres de l'exécutif, qui a retenu le chef de séquestration avec circonstances aggravantes.

"Un organe de l'État enquête sur un autre organe de l'État. Avec la toute petite différence que vous avez élu cet organe de l'État", s'est insurgé Matteo Salvini sur la vidéo. "Les autres n'ont été élus par personne et ne répondent (de leurs actions) devant personne".

"C'est vous qui avez demandé à ce ministre de contrôler les frontières, de contrôler les ports, de limiter les débarquements, de limiter les départs, d'expulser les clandestins. C'est vous qui me l'avez demandé, et je vous considère comme mes amis, comme mes soutiens et comme mes complices", a-t-il ajouté.

Il a ensuite affiché la lettre dans son bureau au ministère, comme "une médaille" : "Merci aux procureurs d'Agrigente, merci aux procureurs de Palerme, merci aux procureurs de Gênes. Je respecte votre travail, faites bien et faites vite, mais vous me donnez seulement plus de force".

"Quelle honte!"

Jeudi, la justice a autorisé le parquet de Gênes (nord-ouest) à placer sous séquestre 49 millions d'euros indument perçus par la Ligue, à la suite d'une condamnation pour fraude d'anciens responsables du parti que Matteo Salvini dirige depuis 2013.

"Attention, Salvini lance tout ça sur l'immigration par calcul politique", a dénoncé Matteo Renzi, l'homme fort du Parti démocrate (centre gauche). "Il sait que la Ligue doit restituer 49 millions d'euros. Il sait qu'il y a eu une condamnation. Et il sait que les Italiens ne pardonnent pas à qui vole leur argent. Alors il essaie de se poser en martyr et cherche l'affrontement avec les magistrats siciliens. Quelle honte!", a-t-il ajouté.

Dans sa vidéo, Matteo Salvini, crédité de plus de 30% des intentions de vote dans les sondages de cette rentrée, est aussi revenu sur le fait que 75 des migrants du Diciotti ont disparu des centres où ils étaient provisoirement accueillis.

"Moi j'ai séquestré des personnes qui auraient fui la guerre, et qui face à un accueil qui leur garantit pain, saucisson, repas, logement, douche, téléphone, ont préféré disparaître ?", s'est-il insurgé.

Une grande partie des migrants du Diciotti étaient des Érythréens, qui préfèrent en général tenter de rejoindre la Suède ou l'Allemagne, malgré les contrôles drastiques aux frontières et les accords de Dublin, qui les obligent à déposer leur demande d'asile dans le premier pays européen où ils sont enregistrés.

Avec AFP

 

Première publication : 08/09/2018

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