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Yémen : des combats meurtriers près d'Hodeïda après l'échec des pourparlers de l'ONU

Une attaque aérienne de la coalition à Sanaa au Yémen, le 7 mai 2018.
Une attaque aérienne de la coalition à Sanaa au Yémen, le 7 mai 2018. Mohammed Huwais, AFP (archives)

Des combats près d'Hodeïda, au Yémen, ont fait au moins 84 morts depuis samedi, selon des sources médicales. Ce regain de violence intervient après l'annonce de l'échec de pourparlers organisés par l'ONU.

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Après l'échec de pourparlers qui étaient prévus à Genève, de nouveaux combats autour de la ville stratégique d'Hodeïda, située dans l'ouest du Yémen, ont fait au moins onze morts dans les rangs des combattants progouvernementaux et 73 tués parmi les rebelles houthis, ont indiqué dimanche 9 septembre des sources médicales et hospitalières.

Ce bilan porte sur des combats, qualifiés de "violents", au cours des dernières 24 heures. Outre les morts, 17 combattants progouvernementaux ont été blessés, ainsi que "des dizaines" dans les rangs houthis, selon les mêmes sources.

Selon des responsables militaires progouvernementaux yéménites, les affrontements se sont déroulés notamment au sud et à l'est de la ville portuaire d'Hodeïda. Les forces progouvernementales ont réussi à atteindre la route principale reliant Hodeïda à la capitale Sanaa et d'autres provinces, toujours selon les mêmes sources. L'aviation de la coalition antirebelles, sous commandement saoudien, a lancé des raids aériens sur cette route appelée "Kilo 16", ont ajouté ces responsables.

Hodeïda ainsi que la capitale Sanaa et d'autres régions du nord du Yémen, sont contrôlés depuis fin 2014 par les Houthis, qui sont soutenus par l'Iran.

L'échec des pourparlers

Samedi, des consultations très attendues sous l'égide de l'ONU, les premières depuis plus de deux ans, ont échoué à Genève avant même d'avoir commencé. Après avoir posé des conditions à leur présence, les rebelles houthis n'ont finalement pas fait le déplacement. Les pourparlers autour de ce conflit, à l'origine de "la pire crise humanitaire" au monde selon les Nations unies, devaient initialement s'ouvrir jeudi.

Quelques heures après l'annonce de cet échec cuisant par le médiateur onusien Martin Griffiths, le chef des rebelles Abdel Malek al-Houthi a appelé ses partisans à la "résistance face à l'agression" du gouvernement yéménite, soutenu par une coalition militaire sous commandement saoudien. Sommant les Yéménites d'"aller aujourd'hui sur tous les fronts", Abdel Malek al-Houthi leur a demandé de renforcer "la défense, la sécurité" et de recruter "des volontaires sur le terrain".

Avec AFP

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