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La Maison Blanche ferme la mission palestinienne à Washington

Le bureau de la représentation palestinienne à Washington.
Le bureau de la représentation palestinienne à Washington. Saul Loeb, AFP

Les États-Unis ont décidé de fermer le bureau de représentation palestinienne à Washington. C'est une nouvelle mesure de rétorsion contre une direction qui refuse obstinément de parler à l'administration Trump.

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La pression s'accentue sur l'Autorité palestinienne. Les États-Unis ont notifié leur décision de fermer la mission palestinienne à Washington, accusant les dirigeants de n'avoir pas engagé des "négociations directes et significatives avec Israël".

"L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) n'a pris aucune mesure pour permettre le début de négociations directes et significatives avec Israël", a déclaré lundi 10 septembre la porte-parole du Département d'État américain Heather Nauert dans un communiqué. Et de rappeler que Washington avait permis jusqu'ici aux Palestiniens de garder leur mission diplomatique uniquement pour qu'ils s'engagent dans un effort de paix. "Au contraire, les dirigeants de l'OLP ont condamné le plan de paix américain sans même l'avoir encore vu et ont refusé de parler avec le gouvernement américain au sujet de ses efforts de paix", a-t-elle ajouté. En conséquence, "l'administration a décidé que le bureau de l'OLP à Washington allait fermer pour l'instant", a-t-elle annoncé, confirmant une décision déjà rendue publique par les dirigeants palestiniens.

Cette décision s'ajoute à une rafale de mesures prises en l'espace de quelques semaines par la Maison Blanche : annulation de plus de 200 millions de dollars d'aide bilatérale, arrêt du financement de l'Agence onusienne prodiguant ses services à des millions de réfugiés palestiniens (Unrwa), suppression de 25 millions de dollars d'aide aux hôpitaux palestiniens de Jérusalem-Est.

Contrairement aux mesures antérieures, les Américains ont justifié officiellement la fermeture de la représentation à Washington, non par le gel persistant des relations à l'initiative du président Mahmoud Abbas, mais par les démarches palestiniennes visant à traîner les dirigeants israéliens devant la justice internationale pour "crimes de guerre", a expliqué Hossam Zomlot, représentant de l'OLP à Washington.

L'analyse du chroniqueur international Baptiste Fallevoz

"Cette dangereuse escalade"

En réponse, Saëb Erakat, le numéro 2 de l’OLP, a affirmé dans un communiqué que les Palestiniens ne "succomberont pas aux menaces américaines" et ne fléchiront ni dans leur attitude vis-à-vis de l'administration Trump ni dans leurs efforts pour faire juger les crimes commis, selon eux, par les dirigeants israéliens.

"Il s'agit là d'une nouvelle illustration de la politique de châtiment collectif pratiquée par l'administration Trump contre le peuple palestinien, auquel elle a déjà coupé l'aide financière pour des services humanitaires, y compris dans les secteurs de la santé et de l'éducation", a-t-il dit. "Cette dangereuse escalade montre bien que les États-Unis cherchent à démanteler le système international pour couvrir les crimes israéliens", a-t-il ajouté.

L'OLP, dont le bureau est appelé à fermer, est considérée par la communauté internationale comme représentant le peuple palestinien. Le président palestinien Mahmoud Abbas a gelé toutes les relations avec l'administration Trump depuis la reconnaissance, en décembre 2017, de Jérusalem comme capitale d'Israël par Washington.

Les Palestiniens voient dans cette rupture américaine avec des décennies de consensus international la négation de leurs revendications sur Jérusalem-Est, annexée et occupée par Israël, et dont ils veulent faire la capitale de l'État auquel ils aspirent. Ils y voient aussi le summum du parti pris pro-israélien de l'administration Trump.

Avec AFP

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