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FRANCE

Un nouveau rapport pour réformer l'islam en France remis à Macron

© Zakaria Abdelkafi, AFP | Des fidèles musulmans à la grande mosquée de Paris en juin 2018.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 10/09/2018

Un nouveau rapport de l'Institut Montaigne préconise plusieurs pistes pour réguler l'islam en France, à l'heure où les annonces du gouvernement sur ce sujet ne cessent d'être repoussées.

Dans un rapport publié lundi 10 septembre, l’Institut Montaigne préconise plusieurs pistes pour réguler l’Islam en France. Révélé en plein débat sur l'organisation de l'islam en France, le document de ce groupe de réflexion libéral veut réformer la deuxième religion de France et s'alarme particulièrement de la prolifération des thèses islamistes sur Internet.

Parmi ces idées figurent l'instauration d'une taxe sur le halal, le renforcement de l'apprentissage de l'arabe à l'école et la lutte accrue contre le discours salafiste sur les réseaux sociaux. Intitulé "la fabrique de l'islamisme", ce rapport énumère ainsi les "usines de production de l'islamisme"  (Frères musulmans en Égypte, wahhabisme en Arabie saoudite, "turco-islamisme en Turquie"...) et souligne "l'incroyable" influence des réseaux sociaux dans son expansion, assurant que derrière Barack Obama ou Donald Trump, six des dix plus grands "influenceurs mondiaux" sont saoudiens.

"Une progression de l'idéologie islamiste" 

En France, l'auteur du rapport, Hakim El Karoui, dit constater une "progression de l'idéologie islamiste" même si "les islamistes (...) sont largement minoritaires". Les salafistes - branche rigoriste de l'islam - "gagnent du terrain à l'intérieur de la communauté", surtout chez "les jeunes", selon lui. "Il y a à peu près 800 000 à un million de personnes qui suivent un discours religieux (...) produit par les salafistes", a-t-il affirmé sur Europe 1, disant s'appuyer sur une étude d'un institut de sondage.

Selon lui, la France doit "se doter de moyens et de réseaux importants pour diffuser [un] contre-discours" aux thèses salafistes. Cet ancien conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon constate aussi que le "halal" imprègne de plus en plus "la façon de vivre ensemble", avec le développement de sites communautaires, d'hébergement ou de covoiturage "halal".

La quasi-totalité de ces mesures avaient déjà été présentées en mars à l'exécutif par Hakim El Karoui, réputé proche d'Emmanuel Macron, et qui plaide depuis deux ans pour la création d'une Association musulmane pour l'islam de France (Amif). Constituée de personnalités indépendantes, cette institution serait chargée d’organiser et de financer le culte musulman (formation et rémunération des imams, construction des lieux de culte, travail théologique et lutte contre l’islamophobie et l’antisémitisme).

Cette structure pourrait notamment gérer une "taxe halal", idée maintes fois évoquée depuis les années 1990. Il ne s'agirait pas d'un impôt prélevé par l'État, mais d'un prélèvement géré par l'association et s'inspirerait de la "taxe de cacherout" de la communauté juive, gérée par les rabbinats et qui permet de certifier les produits "casher".

"Aucune proposition nouvelle"

En réponse à ces annonces, Abdallah Zekri, le délégué général du Conseil français pour le culte musulman (CFCM), instance élue considérée comme représentative par les pouvoirs publics mais critiquée pour son manque d'efficacité, a déclaré qu’il n’y avait "aucune proposition nouvelle". "C'est aux musulmans de s'occuper de leur religion, ce n'est pas à l'État de l'organiser", a par ailleurs estimé Abdallah Zekri.

Ce rapport est publié alors que sont organisées jusque mi-septembre des "assises territoriales de l'islam de France" dans chaque département, sous l'égide des préfets, pour faire émerger auprès du président Emmanuel Macron des propositions sur l'organisation de l'islam de France et ses six millions de fidèles.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 10/09/2018

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