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Irak : un nouveau président élu au Parlement après des semaines d'impasse

Les députés irakiens réunis à Bagdad, au début du mois de septembre 2018.
Les députés irakiens réunis à Bagdad, au début du mois de septembre 2018. Sabah Arar, AFP

Après des semaines de blocage, le Parlement irakien a élu samedi à sa présidence Mohamed al-Halbousi, le candidat soutenu par la liste pro-Iran. Une élection qui ouvre la voie à la mise en place d'un nouveau gouvernement.

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C'est la fin d'une impasse de plusieurs semaines. Le Parlement irakien a élu à sa tête, samedi 15 septembre, le député sunnite Mohamed al-Halbousi après de longues tractations entre deux alliances chiites se présentant comme majoritaires, celle du Premier ministre sortant Haïdar al-Abadi et celle de son prédecesseur Nouri al-Maliki.

La présidence du Parlement revient de droit à la communauté sunnite en vertu de l'accord de partage du pouvoir qui prévoit que le chef du gouvernement est chiite et le président de la République kurde. Sa désignation, ainsi que celle de ses deux vice-présidents, est la première étape majeure sur la voie de la mise en place d'un nouveau gouvernement.

Divergences sur le choix du Premier ministre

Le choix du Premier ministre est cependant loin d'être tranché faute de majorité claire au Parlement à l'issue des élections législatives du 12 mai dernier, entachées par des soupçons de fraude.

Haïdar al-Abadi s'est allié au puissant imam chiite Moktada Sadr pour conserver le pouvoir mais celui-ci leur est contesté par une alliance davantage alignée sur Téhéran avec à sa tête Nouri al-Maliki et un chef de milices pro-iraniennes, Hadi al-Amiri.

Le principal dignitaire chiite irakien, l'ayatollah Ali Sistani, pourrait peser sur les discussions après avoir réclamé un changement de gouvernance de Bagdad en raison de la crise socio-économique et des violences à Bassorah, la grande ville du sud du pays.

Cette prise de position, rare de sa part en matière de politique intérieure, fragilise Haïdar al-Abadi. Mais un retour aux affaires de Nouri al-Maliki poserait de sérieuses questions sur la stabilité de l'Irak alors que l'ancien Premier ministre est tenu pour responsable de la déliquescence des institutions qui avait permis la marche triomphale du groupe djihadiste État islamique dans le nord et l'ouest du pays en 2014.

Avec AFP et Reuters

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