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Emmanuel Macron "exclut formellement" toute réforme des droits de succession

Emmanuel Macron au Luxembourg, le 6 septembre 2018.
Emmanuel Macron au Luxembourg, le 6 septembre 2018. Ludovic Marin, AFP

"Arrêtez d'emmerder les retraités". La salve d'Emmanuel Macron a contredit sans détour lundi la déclaration de Christophe Castaner qui évoquait l'ouverture d'une "réflexion sans tabou sur la fiscalité des successions".

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Pas touche aux droits de succession. Emmanuel Macron a retoqué, lundi 17 septembre, la proposition de Christophe Castaner, qui avait évoqué vendredi une réforme de la fiscalité sur les successions pour contrer "les inégalités de naissance". "On n'y touchera pas tant que je serai là", a tranché le président au cours d'une réunion de service, selon l'Elysée. "On a demandé des efforts aux retraités. Mais maintenant, arrêtez de les emmerder", a-t-il ajouté.

Le délégué général de La République en marche (LREM) avait annoncé le lancement d'une réflexion sur une réforme de l'impôt sur les successions, qu'il considère comme une "inégalité fondamentale". Il avait toutefois précisé qu'il s'agissait de "propositions" qui seraient "reprises ou pas" par l'exécutif. "L’outil privilégié pour corriger les inégalités de naissance, l’impôt sur les successions, est complexe et n’a pas suivi l’évolution de la société. Il nous semble essentiel d’ouvrir une réflexion en vue de réformer en profondeur la fiscalité sur les successions dans notre pays", avait-il commenté.

La discussion est donc close, malgré la note confidentielle révélée en juin, dans laquelle les économistes Philippe Aghion, Philippe Martin et Jean Pisani-Ferry avaient notamment suggéré "une taxation plus lourde des très grosses successions". L'objectif était de "rééquilibrer" la politique du chef de l'État, perçu comme le "président des riches".

Selon un sondage Opinionway publié en mars, 80 % des Français ne sont pas favorables aux droits de succession. Parmi eux, 75 % estiment que le patrimoine transmis a déjà été imposé lorsque la personne décédée était en vie et 49 % jugent que l'on "paye déjà trop d'impôts en France".

Avec AFP et Reuters

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