Accéder au contenu principal

RD Congo : Jean-Pierre Bemba va connaître sa peine à la CPI pour subordination de témoins

Jean-Pierre Bemba lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le 12 septembre 2018.
Jean-Pierre Bemba lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le 12 septembre 2018. John Thys, AFP

L'ex-chef de guerre congolais Jean-Pierre Bemba, condamné en appel par la CPI pour subordination de témoins, va connaître sa peine lundi. Cette condamnation lui a valu l'exclusion de la course à la présidentielle en RD Congo.

Publicité

Exclu de la présidentielle en RD Congo, l'ancien chef de guerre Jean-Pierre Bemba va entendre lundi 16 septembre sa peine infligée par la Cour pénale internationale (CPI) pour une condamnation de subornation de témoins.

Il avait été acquitté à la surprise générale en appel en juin devant la CPI de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Mais ses ennuis judiciaires continuent d'entraver ses projets politiques.

En liberté provisoire après avoir passé plus d'une décennie au centre de détention de la CPI à La Haye, l'ancien vice-président congolais traîne avec lui une condamnation connexe qui lui a valu d'être définitivement exclu par la Cour constitutionnelle de la présidentielle du 23 décembre en RD Congo.

>> À lire aussi : Sur France 24 : exclu de la course présidentielle, Jean-Pierre Bemba dénonce une "parodie d'élection"

Jean-Pierre Bemba a en effet été condamné par la CPI en 2017 à un an de prison et à 300 000 euros d'amende pour subornation de témoins dans le cadre de son procès. Celui qui est surnommé le "Mobutu miniature" avait été reconnu coupable d'avoir corrompu 14 témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages.

Argent et cadeaux

L'ex-chef de guerre, ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, ainsi que le député du parti MLC, Fidèle Babala, et le témoin de la défense, Narcisse Arido, avaient versé de l'argent et donné des cadeaux à des témoins ou leur avaient promis une installation en Europe en échange d'un faux témoignage devant la CPI.

La cour d'appel a confirmé la culpabilité de Bemba en mars, tout en demandant une peine plus lourde. La peine maximale pour subornation de témoins est cinq ans d'emprisonnement. Les juges de la CPI doivent se prononcer lundi à 15 heures (13 h GMT).

Cette condamnation pour subornation de témoins s'est révélée être une véritable épine dans le pied pour le Congolais, qui nourrit encore de grandes ambitions politiques. Il avait déposé sa candidature à la présidentielle début août après un retour triomphal à Kinshasa suite à son acquittement en appel par la CPI. Mais le 4 septembre, la Cour constitutionnelle a définitivement invalidé sa candidature, confirmant une décision de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Prêt à s'effacer ?

Dans un entretien à l'hebdomadaire Jeune Afrique à paraître lundi, Jean-Pierre Bemba se déclare prêt à soutenir un candidat unique de l'opposition. "Si les élections se déroulent dans le respect des conditions mentionnées, et si l'opposition s'unit derrière un candidat, alors oui, je pourrais faire abstraction de ma personne. Je soutiendrai quelqu'un et je le ferai gagner", déclare-t-il.

L'ex-chef rebelle, qui passait pour l'un des favoris à la succession de Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, a dénoncé sur France 24 une "parodie d'élection", estimant que le président de la RD Congo choisissait les opposants devant concourir contre son candidat.

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.