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Gérard Collomb candidat à la mairie de Lyon, annonce son futur départ du gouvernement

Gérard Collomb souhaite redevenir maire de Lyon, ville qu'il a dirigée de 2001 à 2017.
Gérard Collomb souhaite redevenir maire de Lyon, ville qu'il a dirigée de 2001 à 2017. Ludovic Marin, AFP

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a annoncé mardi qu'il serait candidat à la mairie de Lyon en 2020 et qu'il comptait en conséquence quitter le gouvernement en 2019.

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Le gouvernement devrait perdre, après Nicolas Hulot et Laura Flessel en septembre, un nouveau poids lourd en 2019 : dans un entretien à L'Express, publié mardi 18 septembre, Gérard Collomb annonce qu'il sera candidat à Lyon en 2020 et envisage de quitter son poste de ministre de l'Intérieur après les européennes de 2019 pour faire campagne.

"C'est loin, les municipales. Si d'ici là on ne m'a pas diagnostiqué de maladie grave [rires], je serai candidat à Lyon", affirme-t-il. "Je pense que les ministres qui veulent être candidats aux municipales de 2020 devraient pouvoir quitter le gouvernement après la bataille des européennes", a ajouté le ministre Collomb, 71 ans, dont le départ du gouvernement après le scrutin européen de juin 2019 était pronostiqué par de nombreuses sources tant à Beauvau, qu'entre Rhône et Saône.

>> À voir sur France 24 : "Lyon et Villeurbanne, berceau du Macronisme"

Maire de la capitale des Gaules pendant seize ans (de 2001 à 2017) avant d'être nommé, en mai 2017, au poste stratégique de ministre de l'Intérieur par Emmanuel Macron, dont il est l'un des fidèles, Gérard Collomb a choisi d'annoncer son futur départ très en amont, au risque d'ajouter de la confusion à une rentrée déjà agitée pour l'exécutif.

Suites de l'affaire Benalla, valse hésitation sur l'impôt à la source, cacophonie sur les droits de succession ou encore départ surprise de Nicolas Hulot, autre poids lourd du gouvernement : l'exécutif semble patiner pour cet An II du quinquennat, sur fond de sondages en chute.

Politiquement affaibli par l’affaire Benalla

Habituel relais discipliné de la parole élyséenne, Gérard Collomb avait d'ailleurs surpris en pointant du doigt le "manque d'humilité" de l'exécutif, le 6 septembre. "On se dit les choses en face", a-t-il assuré à L'Express à propos d'Emmanuel Macron, avec qui il a toujours revendiqué une relation "quasi-filiale".

Cet été, le ministre de l'Intérieur avait également été pris dans la tourmente de l'affaire Benalla. Jurant ne pas connaître l'ex-chargé de mission de l'Élysée et semblant renvoyer les responsabilités aux seuls préfets de police et directeur de cabinet du président, Gérard Collomb était sorti de cette séquence politiquement affaibli. Un récent sondage BVA-Mag2Lyon a d’ailleurs montré une baisse de 11 points de satisfaction sur son action en tant que ministre de l'Intérieur par rapport à septembre 2017.

Moqué pour son verbe parfois brouillon, critiqué pour ne pas avoir su couper le cordon avec sa ville de cœur, Gérard Collomb avait su jusqu'ici maintenir la barre auprès de l'opinion publique en dépit de réformes contestées, surtout à gauche, comme la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (Silt), qui a intégré dans le droit commun des dispositions de l'état d'urgence, ou la loi asile immigration, critiquée au sein même de la majorité parlementaire.

Dans le domaine sécuritaire, sa police de sécurité du quotidien (PSQ), réforme censée rapprocher la police de la population et renforcer la lutte contre la délinquance, continue de susciter un enthousiasme relatif dans les rangs policiers.

Avec AFP

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