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La justice ordonne une expertise psychatrique à Marine Le Pen

Marine Le Pen lors d'un meeting à Fréjus, le 16 septembre 2018.
Marine Le Pen lors d'un meeting à Fréjus, le 16 septembre 2018. Yann Coatsaliou, AFP

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, n'a pas eu de mot assez fort, jeudi, pour dénoncer l'expertise psychiatrique que lui réclame la justice dans le cadre de sa mise en examen pour la diffusion de photos d'exaction de l'EI.

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"C'est proprement HALLUCINANT. Ce régime commence VRAIMENT à faire peur", a tonné Marine Le Pen dans un message publié sur Twitter.

La présidente du Rassemblement national (ex-Front national) s'est insurgée, jeudi 20 septembre, contre une décision de justice ordonnant une expertise psychiatrique dans le cadre de sa mise en examen pour la diffusion sur les réseaux sociaux de photos d'exactions du groupe État islamique (EI) en décembre 2015.

"Je croyais avoir eu droit à tout : eh bien non ! Pour avoir dénoncé les horreurs de Daech par tweets, la ‘justice’ me soumet à une expertise psychiatrique ! Jusqu'où vont-ils aller ?!", a-telle indiqué sur Twitter.

Procédure

La présidente du RN a fait savoir qu'elle ne se plierait pas à cette procédure pourtant habituelle en pareille circonstance. "Je n'irai pas, bien entendu, me soumettre à cette expertise et j'attends de voir comment le magistrat entend m'y contraindre", a-t-elle par la suite déclaré à la presse qui l'interrogeait sur le sujet à l'Assemblée nationale. C'est une pratique digne de "régimes totalitaires", a en outre jugé la députée du Pas-de-Calais.

Sollicité par l'AFP, le parquet de Nanterre a rappelé que Marine Le Pen avait été mise en examen pour "diffusion de message violent susceptible d'être vu ou perçu par un mineur", un délit réprimé à l'article 227-24 du code pénal.

Or le Code de procédure pénale précise que les personnes poursuivies pour diffusion de messages violents, "doivent être soumises, avant tout jugement au fond, à une expertise médicale".

"Psychiatrisation" du dossier

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, a exprimé sur Twitter sa "solidarité à elle ainsi qu'aux Français épris de liberté". "Je n'ai pas de mots", a écrit le chef de file de la Ligue d'extrême droite, allié du RN.

Jean-Luc Mélenchon a quant à lui dénoncé, sur Twitter également, une "psychiatrisation" du dossier.

"Madame Le Pen est politiquement responsable de ses actes politiques. Tous les moyens ne sont ni bons ni acceptables pour la combattre", a réagi le leader de La France insoumise et député des Bouches-du-Rhône.

La dirigeante d'extrême droite a été mise en examen le 1er mars dans le cadre de cette enquête ouverte après la publication en décembre 2015 d'images violentes sur Twitter.

Avec Reuters

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