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Dopage russe: "Dans trois mois, nous serons fixés" estime le directeur de l'AMA

© AFP/Archives | Le directeur général de l'Agence mondiale antidopage (AMA), Olivier Niggli, le 21 mars 2018 à Lausanne

PARIS (AFP) - 

"Dans trois mois, nous serons fixés. En attendant, donnons-nous la chance de réussir", a plaidé vendredi, au lendemain de la réintégration de l'agence antidopage russe Rusada, le directeur général de l'Agence mondiale antidopage (AMA), Olivier Niggli, auprès de l'AFP.

Q: La décision de réintégrer l'agence russe antidopage a suscité beaucoup de critiques. Que répondez-vous aux personnes qui vous accusent d'avoir trahi la lutte antidopage?

R: "Jusqu'à maintenant, on était dans une situation qui a duré trois années (depuis la suspension de la Rusada en novembre 2015, NDLR) et où il ne se passait rien. Pour la première fois, on a un délai très clair sur ce qui doit se passer (accès aux données électroniques du laboratoire de Moscou, NDLR). Si dans trois mois, ce délai n'est pas respecté, on a une procédure qui n'existait pas à l'époque mais qui existera maintenant et qui prévoit les conséquences et le processus qui doit être suivi. Juridiquement, on est dans une position beaucoup plus solide qu'on ne l'était. S'il n'y avait pas eu de décisison, on aurait pu avoir la même discussion dans deux ans et être toujours au même endroit. Et en attendant, la réalité, c'est qu'à part en athlétisme, tous les sportifs russes font des compétitions. Dans trois mois, nous serons fixés. En attendant, donnons-nous la chance de réussir et donnons la chance aussi à la Russie qui s'est engagée à le faire."

Q: L'implication de représentants du ministère russe des Sports dans le système n'est pas clairement reconnue par la Russie...

R: "C'est une question d'interprétation. Cette condition découlait des mots utilisés dans les différents rapports. Les Russes ont accepté la décision du CIO (du 5 décembre 2017) et le fait qu'elle se basait sur le rapport Schmid. Lui-même se base sur le rapport McLaren et écrit noir sur blanc dans son rapport que des officiels du ministère étaient impliqués. De plus, dans la décision de la Commission exécutive du CIO, le ministre de l'époque des Sports a été suspendu à vie. Donc, en écrivant cela, même si vous ne trouvez pas le mot McLaren dans la phrase, il y a une reconnaissance très claire du problème et qu'il y avait une implication du ministère des Sports."

Q: Qu'espérez-vous récupérer des données électroniques du laboratoire de Moscou?

R: "Il faut obtenir les données et accéder aux échantillons. Ce que l'on demande, c'est d'avoir les données brutes des appareils analytiques qui étaient dans le laboratoire. On a déjà récupéré le LIMS, la base de données du laboratoire de Moscou. On cherche d'autres éléments pour venir corroborer le LIMS pour ensuite pouvoir présenter ces cas devant le Tribunal arbitral du sport. L'idée étant que l'on va présenter les cas qui paraissent le plus solides et on verra la jurisprudence qui en découle. La deuxième étape, une fois que les données auront été étudiées et que l'on aura identifié les cas qui semblent être des cas de dopage, si l'échantillon existe encore, c'est pouvoir y accéder et cela d'ici au 30 juin 2019. Il y a des délais fixes pour les deux étapes."

Propos recueillis au téléphone par Thomas BACH.

© 2018 AFP