Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Miss Terre : la Libanaise disqualifiée à cause d'un cliché

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Disparition de Jamal Khashoggi : menaces sur la presse

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts d'Arthur Jugnot

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Art contemporain en banlieue : "Ce qui nous intéresse, c'est la mixité du public"

En savoir plus

#ActuElles

Élections de mi-mandat aux Etats-Unis : un nombre record de femmes candidates

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le casse-tête de la frontière irlandaise

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Burn-out : les absurdités du management moderne

En savoir plus

TECH 24

Femmes dans la tech : comment briser le "clic" de verre

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

La pêche, une tradition familiale au Grau-du-Roi

En savoir plus

Amériques

Nouvelle polémique sur l'aptitude de Donald Trump à gouverner

© Mandel Ngan, AFP | Donald Trump, le 27 août 2018, dans le bureau ovale de la Maison Blanche.

Vidéo par Léo PAICHARD

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/09/2018

Le numéro deux du ministère de la Justice américain, Rod Rosenstein, aurait évoqué en 2017 la possibilité d'écarter du pouvoir Donald Trump en raison de son inaptitude à gouverner, selon un article du New York Times publié vendredi.

Nouvelle polémique explosive pour Donald Trump. La capacité à gouverner du président américain est à nouveau mise en cause dans un article du New York Times, publié vendredi 21 septembre, qui soutient qu’un haut responsable de l'administration a évoqué en 2017 la possibilité de mettre le président des États-Unis à l'écart du pouvoir.

Au cœur de ces nouvelles révélations : Rod Rosenstein, numéro deux du ministère de la Justice, qui supervise l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur les soupçons de collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump en 2016 et le Kremlin.

Le New York Times s'appuie sur plusieurs sources, notamment des notes prises par des agents du FBI. Or l'un des auteurs de ces compte-rendus, Andrew McCabe, ex-directeur par intérim du FBI, n'a pas démenti leur contenu vendredi. "Il ignore comment un journaliste peut avoir obtenu ces notes", a simplement écrit son avocat, Michael R. Bromwich.

>> À voir : Washington au bord de la crise de nerfs ?

Selon le quotidien, Andrew McCabe explique dans ses notes qu'en mai 2017, un Rod Rosenstein très inquiet après le limogeage choc du chef du FBI, James Comey, par le président américain, a suggéré devant témoins qu'il faudrait enregistrer Donald Trump à son insu pour rendre compte du "chaos" régnant à la Maison Blanche.

Il aurait alors discuté d'une mise à l'écart de Donald Trump, en activant une procédure encore jamais utilisée aux États-Unis, prévue par le 25e amendement de la Constitution en cas d'inaptitude du président à gouverner.

"Son commentaire était sarcastique"

L'article du New York Times prend un écho particulier après les publications récentes du livre du journaliste d’investigation Bob Woodward et de la tribune d’un haut responsable anonyme de l’administration Trump qui décrivent une Maison Blanche dysfonctionnelle, où de hauts responsables vont jusqu'à contourner les ordres présidentiels. La tribune en question, publiée elle aussi par le New York Times, affirmait d’ailleurs que certains membres du cabinet avaient brièvement envisagé d'écarter Donald Trump de la présidence peu après son arrivée à la Maison Blanche, en janvier 2017.

De son côté, Rod Rosenstein a catégoriquement nié vendredi estimer que le président américain n'était pas en mesure d'exercer ses fonctions. "Je veux être clair sur ce point : sur la base de mes échanges personnels avec le président, il n'existe aucun fondement pour invoquer le 25e amendement de la Constitution", a-t-il écrit. "L'article du New York Times est inexact et incorrect", a-t-il ajouté, dénonçant des "sources anonymes qui sont évidemment partiales contre le ministère". "Je n'ai jamais envisagé ou autorisé un enregistrement du président", a-t-il martelé dans un nouveau communiqué publié dans la soirée.

>> À lire : "Scandale sexuel : avant l'affaire Kavanaugh, le précédent Anita Hill"

"Aucune des propositions de M. Rosenstein n'a apparemment abouti", souligne le New York Times. Mais "il a dit à M. McCabe qu'il pourrait parvenir à convaincre" le ministre de la Justice, Jeff Sessions, ainsi que John Kelly, alors ministre de la Sécurité intérieure, de se joindre à ses efforts.

Le ministère de la Justice a laissé entendre qu'une plaisanterie de Rod Rosenstein avait en fait été mal comprise, en publiant le témoignage, sous couvert d'anonymat, d'un ex-haut responsable qui se trouvait "dans la salle" lorsqu'il a évoqué le sujet. "Son commentaire était sarcastique et n'a jamais été débattu avec une quelconque intention d'enregistrer une conversation avec le président", dit-il.

L'enquête du procureur Mueller menacée ?

L'avocat d'Andrew McCabe, Michael R. Bromwich, explique, lui, que son client a bien mis sur papier la teneur de ses rencontres avec de hauts responsables du gouvernement Trump. Il les a toutes livrées au procureur Mueller il y a "plus d'un an". Une autre copie de ces notes était encore conservée au FBI en janvier 2018.

Ces révélations vont en tout cas dans le sens du scénario, martelé sans relâche par Donald Trump, de forces à l'œuvre contre lui au sein même de son administration. Son fils, Donald Jr., a d'ailleurs rapidement ironisé sur Twitter : "Personne n'est choqué que ces gars fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour saper" la présidence Trump.

De quoi inquiéter les démocrates et autres défenseurs de l'enquête du procureur Mueller que Donald Trump n'a de cesse d'attaquer en dénonçant une "chasse aux sorcières". Puisque le ministre de la Justice, Jeff Sessions, s'est récusé dans l'affaire russe, Rod Rosenstein est le seul rempart censé protéger la bonne marche des investigations.

Le chef de l'opposition démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a d'ailleurs rapidement averti vendredi : "Cet article ne doit pas être pris comme prétexte pour servir l'objectif vil de limoger" Rod Rosenstein "afin de nommer un responsable qui autorisera le président à s'immiscer dans l'enquête du procureur spécial".

Avec AFP

Première publication : 22/09/2018

  • ÉTATS-UNIS

    Scandale sexuel : avant l’affaire Kavanaugh aux États-Unis, le précédent Anita Hill

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    L'accusatrice du candidat de Donald Trump à la Cour suprême prête à témoigner

    En savoir plus

  • CHINE

    Guerre commerciale Pékin - Washington : Jack Ma contre Donald Trump

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)