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En Libye, les combats se poursuivent autour de Tripoli, l'ONU appelée à réagir

Un tir de mortier tombé à Tripoli le 30 août 2018. Depuis, les combats ont repris dans la capitale.
Un tir de mortier tombé à Tripoli le 30 août 2018. Depuis, les combats ont repris dans la capitale. Mahmud Turkia, AFP

Alors que des combats meurtriers ont repris cette semaine autour de la capitale libyenne, le gouvernement reconnu par la communauté internationale a appelé samedi l'ONU à "assumer sa responsabilité" afin de "protéger" les civils.

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En Libye, le gouvernement reconnu par la communauté internationale (GNA) a demandé à l'ONU de prendre des mesures "plus fermes et plus efficaces" pour protéger les civils et arrêter les combats autour de la capitale Tripoli, qui ont fait plus de 100 morts depuis fin août.

Dans un communiqué publié dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 septembre, le GNA a appelé la mission des Nations unies en Libye à "placer le Conseil de sécurité (de l'ONU) devant la réalité des événements sanglants en Libye pour qu'il assume sa responsabilité", notamment afin de "protéger" les civils.

>> À lire : En Libye, le spectre de la disparition du maréchal Haftar suscite les convoitises

Malgré un accord de cessez-le-feu conclu le 4 septembre sous l'égide de l'ONU, les affrontements ont repris cette semaine, notamment dans le quartier de Salaheddine et sur la route de l'aéroport international de Tripoli, détruit en 2014 par des combats similaires.

Quinze morts vendredi

Samedi matin, les combats marquaient une pause au lendemain d'une journée de violences ayant fait au moins 15 morts et des dizaines de blessés, a indiqué la porte-parole du ministère de la Santé.

>> À voir aussi, L'Entretien de France 24 : "Ghassan Salamé : le processus politique en Libye est ouvert 'à tout le monde sans exception'"

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est dit "alarmé par le nombre croissant de violations de l'accord de cessez-le-feu" en Libye, dans un communiqué publié vendredi. Il a appelé les groupes armés à respecter l'accord et à "s'abstenir de toute action susceptible d'aggraver les souffrances de la population civile", selon ce texte qui souligne que "toute personne ayant violé le droit international humanitaire et les droits de l'Homme doit être tenue responsable" de ses actes.

Les combats opposent des milices venues notamment des villes de Tarhouna et Misrata (ouest) à des groupes armés tripolitains, sur fond d'une lutte d'influence acharnée pour dominer la capitale et contrôler les institutions et des richesses du pays plongé dans le chaos depuis la chute de régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Avec AFP

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