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"Rien n?arrête un peuple qui danse!": la Techno Parade a fêté ses 20 ans

© AFP | Des dizaines de milliers de «teuffers» défilent lors de la Techno Parade à Paris le 22 septembre 2018

PARIS (AFP) - 

Malgré la pluie qui n?a pas découragé des dizaines de milliers de «teuffers», la Techno Parade a fêté, samedi, du Louvre à la Place d?Italie, sa vingtième édition avec pour mot d?ordre "Rien n?arrête un peuple qui danse!".

Dès midi, une foule compacte très majoritairement composée de moins de 25 ans, s?était rassemblée autour des 14 chars colorés et de leurs « sound system » au son de tous les courants de la techno, avec en vedette cette année le plus radical artistiquement, le « hard core ».

Technopol, l?association organisatrice, revendique plus 300.000 participants.

Quelque 200 DJs se sont relayés aux platines durant l?après-midi, après un «dancefloor » géant de quatre heures dans l?un des plus beaux décors parisiens, sur le quai Francois-Mitterrand, entre Louvre et Seine.

En présence de l?ancien ministre de la Culture Jack Lang, ardent défenseur de la techno qui a contribué à la création de la Techno Parade, et de la maire de Paris Anne Hidalgo, l?événement a accueilli pour la première fois un char de la Sacem, organisme chargé de la collecte et de la redistribution des droits d?auteurs, comme un symbole de la reconnaissance d?un courant musical longtemps diabolisé.

La ministre de la Culture Françoise Nyssen, en déplacement en province, était représentée.

Aux platines du char de la Sacem: Arnaud Rebotini, compositeur de la BO de «120 Battements par minute » récompensée par le César 2018 de la meilleure musique, mais aussi la DJ Sama, artiste emblématique de la scène underground palestinienne, la première à avoir importé le mouvement techno à Ramallah.

La première Techno Parade parisienne, créée pour faire connaître cette musique et dénoncer les difficultés administratives dans l?organisation des soirées techno, s?est déroulée le 19 septembre 1998, après intervention de Jack Lang qui a réussi à convaincre les ministres de l?Intérieur et de la Culture d?alors, Jean-Pierre Chevènement et Catherine Trautmann.

20 ans après, les acteurs de la musique techno se félicitent de sa reconnaissance artistique mais protestent toujours contre des difficultés administratives dans l?organisation d?événements et des préjugés tenaces de la part de certains élus en régions.

Depuis quelques mois, le ministère de l?Intérieur facture les forces de l?ordre déployées sur des événements, fragilisant ou empêchant leur organisation, selon eux.

- "La Techno, vraie culture" -

« Ce 20e anniversaire résonne comme un accomplissement heureux pour tous les acteurs de la techno. Rien n?est plus beau que le bonheur de ces dizaines de milliers de participants, dans la passion de la musique et de la vie », a déclaré à l?AFP l?ancien ministre de la culture.

« On a imaginé en 1998 cet événement pour que la techno, bafouée et calomniée, apparaisse sous son véritable jour, une musique vivante et brillante avec un public chaleureux », a estimé M. Lang, opposé à la facturation des moyens de police ou de gendarmerie.

« La culture est un service public, même les événements d?initiative privée », a-t-il estimé, rappelant que la musique électronique est née en France au tout début des années 50 avec les pionniers Pierre Shaeffer et Pierre Henry.

Parmi les invités de la 20e Techno Parade, inspirée par la Love Parade de Berlin, le compositeur français Marc Cerrone, a dit à l?AFP que « la techno est une vraie culture, au c?ur de la dance, une musique pour le corps qui permet de s?évader ».

« Quand j?ai démarré avec le disco, on me prenait pour un fou... Les fous d?hier sont majoritaires aujourd?hui. La dance, dont la techno, est une expression musicale incontournable. Cet anniversaire sonne comme une célébration! », a-t-il ajouté.

Le grand charivari musical qui a quitté le Louvre vers 16H00, devait se disloquer peu après 19H00 Place d?Italie, après avoir enjambé la Seine par le Pont Morland.

La Techno Parade devait se prolonger avec plusieurs « afters » dont le festival « Dream Nation » aux Docks de Paris. Jusqu?au 24 septembre, la « Paris Electronic Week » propose aux artistes et organisateurs d?événements des conférences et masterclasses dédiées aux musiques électroniques.

© 2018 AFP