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Nouveau poste pour le contesté chef du renseignement allemand

Hans-Georg Maassen le 12 septembre 2018 à Berlin.
Hans-Georg Maassen le 12 septembre 2018 à Berlin. Odd Andersen, AFP

Démis de ses fonctions, le chef des services de renseignement allemands, Hans-Georg Maassen, qui avait mis en cause l'existence de "chasse aux migrants" à Chemnitz, sera affecté à un nouveau poste, selon une annonce du gouvernement dimanche.

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Après la crise, le compromis. La chancelière allemande, Angela Merkel, et sa coalition sont parvenues, dimanche 23 septembre, à un accord sur la nouvelle affectation du chef du renseignement intérieur à l’origine d’une crise gouvernementale.

Hans-Georg Maassen, 55 ans, démis de ses fonctions cette semaine après avoir été accusé de collusion avec l'extrême droite, sera nommé représentant spécial pour la sécurité intérieure, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Horst Seehofer.

Cette nouvelle fonction ne représente pas une promotion en terme de salaire ou de statut. Démis de ses fonctions mardi, Hans-Georg Maassen avait d'abord été affecté dans la foulée à un poste plus élevé, et mieux payé : celui de secrétaire d'État à la Sécurité auprès du ministre de l'Intérieur.

Avec cette promotion-sanction, la chancelière et ses alliés, la CSU bavaroise et les sociaux-démocrates du SPD, avaient espéré alors clore un feuilleton qui avait paralysé pendant plus d'une semaine l'action du gouvernement. Mais ce fragile compromis a été critiqué de toutes parts, notamment au sein du SPD, accentuant la pression sur la patronne des sociaux-démocrates, Andrea Nahles, qui avait accepté cet accord.

Affaiblissement politique d'Angela Merkel

Le SPD réclamait la tête de Hans-Georg Maassen, accusé de sympathies avec l'extrême droite et d'avoir remis en cause l'existence de "chasses" aux étrangers dans les rues de Chemnitz (Saxe) fin août. De son côté, Horst Seehofer, en désaccord avec la politique migratoire d’Angela Merkel, défendait le chef du renseignement.

Sur le plan politique, la crise ouverte autour de Hans-Georg Maassen n'a été qu'une nouvelle illustration de l'affaiblissement politique croissant de la chancelière, dont le mandat en cours à la tête du gouvernement s'annonce comme le dernier. Sa coalition a connu les pires difficultés à voir le jour. Et Angela Merkel apparaît depuis continuellement tiraillée entre le SPD, entré à reculons au gouvernement, et la CSU qui ne cesse de contester sa politique migratoire.

Avec AFP

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