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Attentat à Ahvaz : l’Iran promet de se venger "dans un avenir proche"

Hassan Rohani, dimanche 23 septembre 2018, à Téhéran.
Hassan Rohani, dimanche 23 septembre 2018, à Téhéran. Présidence iranienne via AFP

Les Gardiens de la révolution iranienne ont promis une "vengeance inoubliable" "dans un avenir proche" après l'attentat perpétré samedi à Ahvaz qui a fait au moins 24 morts. L'identité des responsables reste floue.

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Au lendemain de l’attentat sanglant à Ahvaz, les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont publié dimanche 23 septembre, un communiqué annonçant "dans un avenir proche" une "vengeance inoubliable", sans plus de précision.

L'attaque de samedi a été perpétrée par un commando de quatre hommes qui ont ouvert le feu à l'arme automatique sur un défilé militaire et la foule des spectateurs, avant d'être abattus. Les assaillants ont fait 24 morts et 60 blessés, selon le dernier bilan revu à la baisse des autorités locales. Une cérémonie de funérailles doit avoir lieu lundi matin, selon la télévision d’État.

>> À lire : Un attentat fait plusieurs dizaines de morts lors d'un défilé militaire à Ahvaz en Iran

L'organisation État islamique (EI) a revendiqué l'attentat. Dimanche soir, l’agence de propagande de l’EI, Amaq, a publié une vidéo montrant trois hommes dans un véhicule et affirmant être en route pour l’attaque.

Piste séparatiste privilégiée jusqu'ici

Téhéran semblait pourtant jusqu’ici privilégier la piste séparatiste, mettant en cause le Front populaire et démocratique des Arabes d'Ahvaz (FPDAA), capitale du Khouzestan. Dévastée par la guerre entre l'Irak et l'Iran (1980-1988), cette province pétrolifère du sud-ouest de l'Iran est peuplée majoritairement d’Arabes.

Une revendication, au nom du FPDAA, a été diffusée samedi sur une chaîne satellitaire, Iran International, basée à Londres. Mais, dans un communiqué publié sur son site, le groupe a nié toute implication, et accusé les autorités de Téhéran d'avoir commandité l'attaque pour détourner l'attention du soutien qu'elles apportent "à des milices dans la région". Le FPDAA dit lutter pour "le droit à l'autodétermination, la liberté et l'indépendance" des Arabes du Khouzestan. Il a toujours affirmé rejeter la violence.

"Nous n'avons aucun doute sur l'identité de ceux qui ont fait ça", a pourtant reconnu le président iranien, Hassan Rohani, avant de décoller pour New York, où il doit participer à l'Assemblée générale annuelle des Nations unies.  Rohani a accusé les auteurs de l'attentat d'avoir été des "mercenaires" du dictateur irakien Saddam Hussein avant de se trouver après sa mort un nouveau "maître" sur "la rive sud du golfe Persique".

"M. Rohani doit regarder chez lui"

Le ministère iranien des Affaires étrangères avait annoncé avoir convoqué les diplomates représentant le Danemark, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas à Téhéran.

À couteaux tirés avec l'Iran, les États-Unis ont affirmé "condamner toute attaque terroriste n'importe où", par la voix de leur ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley, qui a appelé M. Rohani à "regarder chez lui". "Je pense que les Iraniens en ont assez et c'est de là que tout ça vient", a-t-elle affirmé sur la chaîne américaine CNN.

Avec AFP

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