Accéder au contenu principal

Sommet historique de femmes ministres des Affaires étrangères à Montréal

Une quinzaine de femmes ministres des Affaires étrangères posent pour une photo de famille, le 21 septembre 2018 à Montréal.
Une quinzaine de femmes ministres des Affaires étrangères posent pour une photo de famille, le 21 septembre 2018 à Montréal. Martin Ouellet-Diotte, AFP

Une quinzaine de femmes ministres des Affaires étrangères se sont réunies vendredi 21 et samedi 22 septembre à Montréal lors d'un sommet inédit pour promouvoir une diplomatie féministe. Elles ont promis de se revoir régulièrement.

PUBLICITÉ

Elles ont qualifié ce sommet "d’historique" et comptent bien renouveler l’expérience. Une quinzaine de femmes ministres des Affaires étrangères se sont réunies pour la première fois, vendredi 21 et samedi 22 septembre à Montréal. "Cette réunion a constitué pour les femmes ministres des Affaires étrangères une occasion historique de mettre en application une perspective féminine sur des questions d'ordre international", a expliqué samedi la co-présidente du sommet, la chef de la diplomatie canadienne Chrystia Freeland.

"Nous n'avons pas discuté de questions sur les femmes […], mais nous avons discuté de questions qui sont notre quotidien, de la Syrie à l'Ukraine au Nicaragua à la prévention des conflits ou au développement durable", a de son côté souligné l’autre coprésidente à l'origine de ce sommet, Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne.

>> À lire aussi sur France 24 : "Les femmes encore exclues des postes stratégiques de LREM"

Outre Chrystia Freeland et Federica Mogherini, la conférence a réuni les ministres d'Afrique du Sud, d'Andorre, de Bulgarie, du Costa Rica, de Croatie, du Ghana, du Guatemala, d'Indonésie, du Kenya, de Namibie, de Norvège, du Panama, de Sainte-Lucie et de Suède – soit la moitié des femmes ministres des Affaires étrangères que compte la planète. Elles comptent se revoir régulièrement, de façon informelle, au plus tard dans un an, a expliqué la responsable européenne Federica Mogherini. "Nous avons planté une graine qui, je pense, va devenir une plante produisant de belles fleurs", a-t-elle prédit.

"Politique étrangère féministe"

"Il ne s'agit pas de créer un ghetto rose, bien au contraire, a insisté la Canadienne Chrystia Freeland. Il s'agit de souligner l'importance, le rôle et les droits des femmes et des filles dans le monde, il s'agit de parler de la façon dont les femmes en position de pouvoir peuvent s'impliquer particulièrement dans la défense de ces droits."

Le Canada va prochainement créer un premier poste d'ambassadeur pour le programme pour les femmes, la paix et la sécurité. Ce programme, basé sur la résolution 1 325 de l'ONU, vise notamment à accroître la participation des femmes aux efforts de paix dans le monde et à lutter contre la violence sexuelle dans les conflits.

Cette décision illustre selon Chrystia Freeland la "politique étrangère féministe" canadienne voulue par le gouvernement de Justin Trudeau. Ce concept a été rendu populaire par la ministre des Affaires étrangères suédoise, Margot Wallström, à qui Chrystia Freeland a tenu à rendre hommage.

Les ministres partageront le fruit de leur réflexion la semaine prochaine lors de réunions ministérielles dans le cadre de la 73e Assemblée générale de l'ONU à New York.

Avec AFP

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.