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Brexit et antisémitisme, deux sujets sensibles pour le congrès du Parti travailliste britannique

Le leader du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, le 22 septembre 2018, à Liverpool.
Le leader du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, le 22 septembre 2018, à Liverpool. Paul Ellis, AFP

Le Parti travailliste britannique s'est réuni pour quatre jours de congrès dimanche à Liverpool, avec en toile de fond la question épineuse du Brexit, comme celle de l'antisémitisme qui divisent le parti depuis plusieurs mois.

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Rassemblé en congrès, du 23 au 26 septembre à Liverpool, au Royaume-Uni, le Labour doit régler un problème qui agite ses rangs depuis plusieurs mois : son positionnement par rapport à l'antisémitisme.

La crise a été alimentée par la réticence du parti à adopter la définition complète de l'antisémitisme adoptée, en 2016, par l'International Holocaust Remembrance Alliance, une organisation intergouvernementale britannique qui promeut la mémoire de l'Holocauste, par crainte que le parti ne puisse ensuite critiquer la politique israélienne.

En août, Jeremy Corbyn avait reconnu que sa formation avait un "réel problème" d'antisémitisme et assuré que sa priorité était de "restaurer la confiance" avec la communauté juive. Le parti a finalement adopté la définition dans son ensemble et espère avoir ainsi tourné la page.

Si cette crise ne semble pas avoir affecté la popularité du Labour, toujours au coude à coude avec le Parti conservateur dans les sondages, "cela a amené certains députés travaillistes à remettre en question sa direction", souligne Anand Menon, professeur de politique européenne au King's College de Londres. Pour Margaret Hodge, l'une des députés ayant choisi de monter au créneau et qu'a rencontrée France 24, les déclarations récentes de Jeremy Corbin confirme l'antisémitisme de celui-ci.

Royaume-Uni : le Labour empoisonné par des accusations d'antisémitisme

Corbyn se conformera à l'avis de la majorité

Le Parti travailliste devra également trouver un dénominateur commun sur le Brexit, militants et syndicats réclamant que le Labour sorte de l'ambiguïté en soutenant officiellement un second référendum.

Dimanche, Jeremy Corbyn, s'est exprimé contre un second référendum, mais a promis qu'il se conformerait à l'avis de la majorité de son parti. "Je n'appelle pas à un nouveau référendum", a affirmé le chef de l'opposition dans un entretien avec le Sunday Mirror. Alors que les négociations du Brexit sont "dans l'impasse" selon les mots prononcés par la Première ministre Theresa May, Jeremy Corbyn estime que "la meilleure manière de régler cette situation est de convoquer des élections législatives".

Il a néanmoins annoncé qu'un vote sur un nouveau référendum serait organisé avant la fin du congrès travailliste, mais a souligné que la question qui serait soumise aux militants n'avait pas encore été définie. "Je respecterai ce qui sera décidé au cours de ce congrès".

Plus d'une centaine d'antennes locales du parti ont demandé que soit votée une motion en ce sens lors du rassemblement annuel du parti. "Le Brexit va être le grand sujet du congrès", explique Steven Fielding, professeur d'histoire politique à l'université de Nottingham à l'AFP, et un sujet "des plus délicats".

Selon un sondage YouGov pour The Observer dont les résultats ont été publiés dimanche, 86 % des adhérents du Labour sont favorables à l'organisation d'un référendum sur le résultat final des négociations du Brexit, tandis que 8 % y sont opposés. Près de 5 000 personnes favorables à l'organisation de ce "vote populaire" ont défilé dans les rues de Liverpool dans l'après-midi, accentuant la pression sur le patron des travaillistes.

Avec AFP

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