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EUROPE

Brexit : le sujet qui divise le congrès du Parti travailliste

© Paul Ellis, AFP | Le leader du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, lundi 24 septembre 2018, à Liverpool.

Vidéo par Bruno DAROUX

Texte par Romain BRUNET

Dernière modification : 24/09/2018

La question du Brexit est au cœur des débats au congrès du Parti travailliste, qui se déroule à Liverpool du 23 au 26 septembre. Jeremy Corbyn est ainsi pressé de trancher cette question qui divise le parti depuis toujours.

Après des mois d’ambiguïté, Jeremy Corbyn et le Parti travailliste vont-ils enfin clarifier leur position sur le Brexit ? Le sujet domine le congrès du Labour qui s’est ouvert le 23 septembre à Liverpool. Entre partisans du statu quo, du rejet d’un éventuel accord négocié par Theresa May ou d’une campagne pour un nouveau référendum, le parti est plus que jamais divisé sur la future relation du Royaume-Uni avec l’Union européenne. Mais avec une Première ministre particulièrement fragilisée après le sommet informel de Salzbourg, la donne a changé, et Jeremy Corbyn est désormais pressé de clarifier sa position. France 24 fait le point sur cette question brûlante.

 • Pourquoi Jeremy Corbyn reste flou sur le Brexit ?

Opposé à l’adhésion du Royaume-Uni à la Communauté européenne en 1975, le leader du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, est un eurosceptique qui a appelé du bout des lèvres, en 2016, à voter en faveur du maintien de son pays au sein de l’Union européenne. Deux ans plus tard, sa position concernant l’avenir de la relation entre Londres et Bruxelles reste floue. La raison ? Jeremy Corbyn doit ménager, d’un côté, une base électorale populaire dont 37 % des électeurs ont voté en faveur du "Leave" en 2016 et, de l’autre, des adhérents et des élus majoritairement pro-UE. Parmi eux, plusieurs députés et certaines grandes figures du parti, dont le maire de Londres Sadiq Khan, sont allés jusqu’à prendre position en faveur d'un nouveau référendum sur le Brexit, pour lequel milite également la confédération syndicale TUC.

>> À lire aussi sur France 24 : "Accord, pas d'accord, nouveau référendum : quels scénarios pour le Brexit ?"

 • La situation de Theresa May change la donne

Le rejet des propositions de Theresa May – dit "plan de Chequers" – lors du sommet européen de Salzbourg, la semaine dernière, est venu accélérer le besoin de clarification. Alors que le Brexit doit entrer en vigueur le 29 mars 2019, la Première ministre britannique, dont la gestion des négociations mécontentent une bonne partie des membres du Parti travailliste, se retrouve grandement fragilisée, y compris au sein du Parti conservateur. S’il exclut de militer pour un nouveau référendum sur le Brexit, le leader travailliste a donc fini par concéder, dimanche 23 septembre, qu’il pourrait accepter un vote sur l’éventuel futur accord obtenu par Theresa May. Cette idée d’un "people’s vote", portée par un collectif citoyen, est très populaire chez les adhérents du Parti travailliste. Un sondage YouGov pour The Observer, publié dimanche, montre ainsi que 86 % d’entre eux sont favorables à l’organisation d’un référendum sur le résultat final des négociations du Brexit, tandis que seulement 8 % y sont opposés.

>> À voir aussi sur France 24 : "LA SEMAINE DE L'ÉCO - 'Brexit, le tournant ?'"

 • La stratégie des élections législatives anticipées

Jeremy Corbyn, lui, voit plus loin. La position inconfortable de Theresa May lui laisse entrevoir de possibles élections anticipées avec à la clé, peut-être, une victoire du Parti travailliste. "Notre préférence va vers des élections législatives, après lesquelles nous pourrons négocier notre relation future avec l'Europe, mais voyons ce qui va sortir de ce congrès", a-t-il déclaré à la BBC en marge du congrès. Dévoilées lundi, ses propositions économiques – nationalisations dans les secteurs du rail, de l’eau, de l’énergie, des services postaux ; cession par les entreprises privées d’une partie de leur capital à leurs employés – ont tout d’un programme électoral. Sa stratégie pourrait donc finalement ne pas changer : rester vague sur ses intentions réelles quant aux futures relations entre Londres et Bruxelles en espérant remporter les élections sur les questions de politique intérieure.

Première publication : 24/09/2018

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