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Trump appelle à "isoler le régime iranien" dans son discours à l'ONU

Donald Trump lors de son intervention devant l'Assemblée générale de l'ONU, le 25 septembre 2018.
Donald Trump lors de son intervention devant l'Assemblée générale de l'ONU, le 25 septembre 2018. AFP

Sans surprise, le président américain a consacré mardi une large partie de son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU au régime de Téhéran, qu’il a qualifié de "corrompu" et "destructeur".

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"Les dirigeants iraniens sèment chaos, mort et destruction au Moyen-Orient." Comme l’avait annoncé son secrétariat d’État, Donald Trump a consacré une grande partie de son allocution devant l’Assemblée générale de l’ONU au régime iranien qu’il a appelé à "isoler" de la scène internationale.

"Les voisins de l’Iran ont payé un lourd tribut à son programme d’expansion", a affirmé le président américain, en référence notamment à la Syrie et au Yémen. Après s’être félicité du retrait des États-Unis de l’"horrible" accord sur le nucléaire iranien, Donald Trump a fait savoir que Washington imposerait de nouvelles sanctions afin de priver la République islamique des moyens de financer ses ambitions régionales.

En retour, quelques heures plus tard, le président iranien Hassan Rohani a accusé de Donald Trump de chercher à le "renverser", par le biais de sanctions draconiennes qu’il a comparées à un acte de "terrorisme économique", alors qu'il prétend l'inviter au dialogue. Pour Rohani, les seules négociations possibles doivent avoir lieu à l'ONU sur la base de l'accord multilatéral de 2015 sur le nucléaire iranien.

Trump fait rire son auditoire

ONU : quand Donald Trump fait rire la salle

Le président américain a par ailleurs, lors de son discours, déclenché l'hilarité de la salle en indiquant que son administration avait, en deux ans, "accompli plus que n'importe quelle autre administration de l'histoire de [son] pays". De fait, l'intervention de Donald Trump fut, dans le ton, moins agressive que celle de l'an dernier.

Un an après son discours enflammé contre le régime nord-coréen, le locataire de la Maison Blanche s’est en effet félicité du dialogue engagé avec le dirigeant Kim Jong-un, une initiative qu’il a jugé "audacieuse" pour la paix. Le président américain a félicité l’homme fort de Pyongyang pour ses efforts tout en précisant que les sanctions ne seront pas levées tant que la dénucléarisation de la péninsule coréenne n’est pas effective.

Défense de la "souveraineté américaine"

En ce qui concerne la guerre économique que son pays livre actuellement à la Chine, Donald Trump a appelé à des échanges commerciaux "justes et équilibrés". Le déséquilibre commercial avec Pékin "ne peut être toléré", a-t-il indiqué.

Dans un discours prônant, comme à son habitude, la défense de la souveraineté américaine et l’isolationnisme au détriment du multilatéralisme, le président de la première puissance mondiale a indiqué vouloir limiter à 25 % la contribution américaine aux opérations de maintien de la paix.

Le coup d'envoi de l’Assemblée générale de l’ONU et de ses six jours de discours avait été donné quelques instants plus tôt par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui a dressé, le visage grave, le tableau d'un monde où "les valeurs universelles s'érodent [...], les principes démocratiques sont attaqués". "Parmi les pays, la coopération est moins certaine et plus difficile. Les divisions au sein du Conseil de sécurité sont graves", a-t-il résumé.

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