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À New York, Trump et Macron s'engagent à se "coordonner sur les grands dossiers"

Emmanuel Macron et Donald Trump dans un face-à-face à New York, le 24 septembre 2018, la veille de l'Assemblée générale des Nations unies.
Emmanuel Macron et Donald Trump dans un face-à-face à New York, le 24 septembre 2018, la veille de l'Assemblée générale des Nations unies. Ludovic Marin / AFP

Les chefs de l'État français et américain ont eu un entretien, lundi, à New York, à la veille de l'Assemblée générale de l'ONU. Entre les deux présidents, des "divergences de vue" mais "plus sur la méthode que sur les objectifs", assure l'Élysée.

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Pendant près d'une heure, lundi 24 septembre au soir, à New York, les deux dirigeants Donald Trump et Emmanuel Macron ont discuté des grands sujets internationaux, dont la Syrie et l'Iran, ainsi que des différends commerciaux, à la veille de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU.

Emmanuel Macron et Donald Trump ont cherché des points d'accord sur les sujets de divergence entre la France et les États-Unis. "Nous avons eu de très bonnes expériences (bilatérales), parfois des moins bonnes. Mais elles ont été très bonnes à 99 %", a déclaré Donald Trump au début de la réunion dans un grand hôtel de Manhattan.

Entourés du vice-président, Mike Pence, et de leurs chefs de la diplomatie, les deux hommes se sont serré la main à deux reprises devant les caméras, mais sans mettre en scène la même effusion que lors de leurs premières rencontres.

"Nous sommes ici pour obtenir des résultats", a annoncé Emmanuel Macron en citant les sujets de sécurité commune, de lutte contre le terrorisme ou du Moyen-Orient. Les deux dirigeants ont "réaffirmé leur engagement à se coordonner étroitement sur les grands dossiers", a précisé la Maison Blanche.

Pour l'entourage du président français, "il y a des divergences de vue" entre Washington et Paris sur certains sujets, "mais plus sur l'approche et la méthode que sur les objectifs". Et "il n'y a pas de nouveau sujet de confrontation" par rapport à l'an dernier, fait-il remarquer.

Donald Trump a, par ailleurs, exprimé son intérêt à venir en France pour célébrer le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale le 11 novembre. Il pourrait à cette occasion participer au Forum pour la Paix, où Paris a invité une centaine de dirigeants.

Mardi matin, Donald Trump et Emmanuel Macron s'exprimeront devant l'Assemblée générale des Nations unies, qui réunit cette semaine quelque 130 chefs d'État et de gouvernement sur les bords de l'East River. Le discours du président français sera axé sur les inégalités, l'une des causes profondes des fractures mondiales et de la crise du multilatéralisme, selon l'Élysée.

Lire >> À Paris, Abbas demande à Macron de plaider sa cause auprès de Trump

Dégel avec Pyongyang, à fleurets mouchetés avec Téhéran

Le président américain, Donald Trump, prendra la parole au siège de l'ONU avec l'intention affichée de dénoncer l'Iran, désigné comme responsable de tous les maux du Moyen-Orient mais qui devrait dans la foulée s'en défendre avec virulence.

Vieux routier de cette grand-messe diplomatique annuelle, son homologue iranien, Hassan Rohani, s'exprimera peu après à la même tribune. Le président français, qui a prévu de rencontrer les deux hommes lors de son séjour new-yorkais, livrera lui aussi sa vision du monde, centrée sur la crise du multilatéralisme.

En 2017, pour sa première apparition lors de l'Assemblée générale de l'ONU, le tempétueux locataire de la Maison Blanche avait, dans un discours enflammé, désigné deux cibles : Pyongyang et Téhéran. Depuis, il a engagé un dialogue avec le jeune dirigeant nord-coréen Kim Jong-un qui, va-t-il répétant, fait preuve d'une véritable "ouverture d'esprit" et est prêt à prendre des décisions courageuses. S'il devrait appeler à ne pas relâcher la pression sur Pyongyang, qui tarde à faire des concessions significatives sur la question centrale de la dénucléarisation, le ton enflammé de l'année dernière aura probablement disparu.

La République islamique, en revanche, peut s'attendre à "des mots durs bien mérités", a prévenu le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, en évoquant la semaine à venir. Selon le secrétaire d'État, M. Trump lancera un appel à tous les pays à rejoindre les États-Unis dans leur combat contre le "torrent d'activités destructrices" de l'Iran.

Si la Maison Blanche laisse planer le doute sur un éventuel tête-à-tête entre les deux hommes, le dirigeant iranien a assuré sur la chaîne NBC que "rien n'était prévu en ce sens", jugeant que les États-Unis n'étaient "ni honnêtes ni sincères". Habile communiquant, il a par ailleurs prévu une conférence de presse mercredi, juste après une réunion inédite du Conseil de sécurité centrée sur l'Iran et présidée par Donald Trump.

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