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FRANCE

Alexandre Benalla armé sans permis, selon Mediapart : la justice ouvre une enquête

© Alain Jocard, AFP | Alexandre Benalla devant la commission d’enquête du Sénat, le 19 septembre 2018.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/09/2018

Alexandre Benalla aurait été armé sans permis, pendant la campagne présidentielle, selon une photo publiée par Mediapart qui daterait d'avril 2017. Une enquête préliminaire a été ouverte par la justice, mardi.

Le parquet de Poitiers a décidé, mardi 25 septembre, d'ouvrir "une enquête préliminaire" confiée à la sûreté départementale, selon une source judiciaire, au lendemain de la diffusion par le site Mediapart d’une photo de l'ancien chargé de mission de l'Élysée, Alexandre Benalla. Ce cliché, qui daterait du 28 avril 2017, montre Alexandre Benalla dans un restaurant de Poitiers brandissant un pistolet. À cette période, l’intéressé n'était pourtant pas titulaire d'un permis de port d'arme en bonne et due forme.

Le procureur de la République de Poitiers, Michel Garrandaux, a estimé que les faits relatés par Mediapart étaient "susceptibles de recevoir une qualification pénale", a-t-on expliqué.

L’image aurait été prise entre les deux tours de la présidentielle à quelques kilomètres de Châtellerault où Emmanuel Macron venait de tenir un meeting. Les faits ont été confirmés, auprès d'un correspondant de l'AFP, par Guillaume Duru, l'ex-directeur du restaurant poitevin à l'époque. Il ne se trouvait pas dans le restaurant ce soir-là mais une serveuse l'a informé du déroulement de la soirée par téléphone.

>> À lire : Benalla, le chat noir de l'Élysée

"Selon elle, l'équipe de Macron et ses gardes du corps étaient très sympas. Elle a évoqué le selfie. J'ai trouvé que c'était dangereux pour la personne en question, pour Benalla, de faire ça, qu'il pouvait perdre son travail. J'ai trouvé ça un peu pathétique, pour un garde du corps de Macron, de faire des selfies avec une serveuse... Et je lui ai dit de garder ça pour elle", s'est souvenu l'ex-directeur, qui a quitté ses fonctions en avril 2018.

Jointe au téléphone par un correspondant de l'AFP, mardi, la serveuse a seulement confirmé que la photo publiée par Mediapart "est vraie". "Elle est authentique", a dit la jeune femme, qui était bien de service le 28 avril 2017 dans le restaurant.

"On n'est pas mabouls, il y a un risque pour la réputation du candidat..."

L'ex-collaborateur de l'Élysée, aujourd'hui mis en examen pour des violences lors du 1er-Mai, avait déclaré au Monde daté du 26 juillet qu'il ne possédait alors pas de permis l'autorisant à porter une arme en dehors du quartier général d'En Marche !, à Paris.

Interrogé sur le fait de savoir s'il avait enfreint cette règle et s'il était sorti avec une arme en dehors du QG, Alexandre Benalla s’était montré catégorique : "Non, jamais. On n'est pas mabouls, il y a un risque pour la réputation du candidat...", avait-il répondu.

Alexandre Benalla n'a obtenu un permis de port d'arme que le 13 octobre 2017 dans le cadre de ses missions à l'Élysée, selon une déclaration du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale. Ce permis lui a depuis été retiré après son licenciement et sa mise en examen le 22 juillet pour des violences sur un manifestant en marge du défilé du 1er-Mai place de la Contrescarpe à Paris.

Interrogé lundi soir par l'AFP, son avocat Me Laurent-Franck Liénard a minimisé les révélations de Mediapart. "Je m'étonne, alors qu'il y a des choses sérieuses à traiter dans ce dossier, qu'on continue à chercher des éléments tous azimuts pour nuire à la réputation de Monsieur Benalla. Lâchez-le !", a déclaré l'avocat, qui souhaite se concentrer sur l'audition de son client prévue vendredi chez les juges d'instruction parisiens.

Avec AFP

Première publication : 26/09/2018

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