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Theresa May plaide la cause d’une Irano-Britannique retenue en Iran avec sa fille

L'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe avec sa fille Gabriella, avant son arrestation en avril 2016.
L'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe avec sa fille Gabriella, avant son arrestation en avril 2016. Free Nazanin campaign, AFP

Arrêtée avec son bébé lors d’un voyage en Iran en 2016, l’Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe, accusée d'espionnage, y est toujours détenue. La Première ministre britannique est intervenue, mardi, auprès de Rohani afin qu'elle soit libérée.

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Nazanin Zaghari-Ratcliffe a été arrêtée le 3 avril 2016 à l'aéroport de Téhéran en compagnie de sa fille de 22 mois. Elle était venue rendre visite à sa famille réunie pour le Nouvel an iranien. Condamnée en septembre 2016 à cinq ans de prison pour participation à des manifestations en 2009 visant à renverser le régime et complicité de complot contre les autorités iraniennes, elle a toujours nié les faits.

À l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU, la Première ministre britannique, Theresa May, a plaidé, mardi 25 septembre, auprès du président iranien Hassan Rohani, à New York, pour la libération de cette Irano-Britannique, directrice de projet pour la Fondation Thomson Reuters, emprisonnée en Iran.

Les charges ont toujours été réfutées par sa famille et la Fondation, une organisation caritative indépendante du groupe Thomson Reuters et de l'agence Reuters. Les autorités iraniennes accusent notamment Nazanin Zaghari-Ratcliffe d’avoir dispensé des "cours de journalisme en ligne de la BBC en persan, qui avaient pour but de recruter et d’entraîner des personnes à diffuser une propagande anti-iranienne".

Si la jeune femme a bien travaillé pour la branche caritative de la BBC entre février 2009 et octobre 2010 avant de rejoindre la Fondation Thomson, elle y occupait un "rôle administratif minime" a indiqué la BBC, dans le collimateur des autorités iraniennes.

Gabriella, 4 ans, ne peut pas quitter l’Iran

Selon des avocats et des diplomates, les Gardiens de la révolution iraniens ont arrêté une trentaine de citoyens ayant la double nationalité au cours des deux dernières années, principalement pour des accusations d'espionnage. Mais le cas de Nazanin Zaghari-Ratcliffe préoccupe plus particulièrement les autorités britanniques qui en appellent à "sa libération pour des raisons humanitaires".

La jeune mère n’a été autorisée à voir sa fille Gabriella qu’une seule fois en deux ans et demie de prison. Fin août, elle a obtenu une autorisation de sortie de trois jours. "Pour la première fois depuis son incarcération, Nazanin a pu dormir près de sa fille, lui faire prendre un bain, marcher avec elle dans la rue, main dans la main" a rapporté Libération qui avait pu s’entretenir avec son époux Richard Ratcliffe.

Aujourd’hui âgée de 4 ans, la fillette a été confiée aux parents de Nazanin, à Téhéran. Elle ne peut pas quitter le pays puisque son passeport lui a été confisqué par les autorités. Privée de sa mère, elle est également tenue loin de son père. Le mari de l’Irano-Britannique a vu ses demandes de visa systématiquement refusées. Richard Ratcliffe n’a pas pu revoir sa famille depuis 2016.

Les efforts de Jeremy Hunt et la bourde de Boris Johnson

Après plusieurs années de silence, il semblerait que les autorités britanniques aient enfin décidé de prendre le problème à bras le corps. Lors d’une entrevue à New York avec le ministre des Affaires étrangères iranien, Javad Zarif, son homologue britannique a lui aussi demandé sa libération rapide. "J’ai de nouveau insisté sur la libération de Nazanin. Elle mérite de rentrer chez elle et de retrouver les siens", a déclaré Jeremy Hunt à l’issue de cette réunion, demandant au gouvernement iranien de faire les efforts nécessaires.

Son prédécesseur Boris Johnson, qui avait tenté de se saisir du cas de Nazanin Zaghari-Ratcliffe, avait aggravé la situation en déclarant devant le Parlement britannique que la jeune femme enseignait le journalisme. Or l’Irano-Britannique a toujours affirmé aux autorités iraniennes n’avoir effectué que des tâches administratives. Boris Johnson s’était alors platement excusé.

>> À lire sur RFI : Boris Johnson tente de rectifier le tir après un nouvel impair

Avec AFP et Reuters

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