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Donald Trump n’exclut pas de retirer son soutien au juge Kavanaugh

Le juge Brett Kavanaugh prête serment devant le Comité judiciaire du Sénat, à Washington le 4 décembre 2018.
Le juge Brett Kavanaugh prête serment devant le Comité judiciaire du Sénat, à Washington le 4 décembre 2018. Brendan Smialowski, AFP

Donald Trump a indiqué mercredi qu'il pourrait retirer la candidature du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême s'il était convaincu par la femme qui accuse le magistrat d'agression sexuelle. Cette dernière s'exprimera devant le Sénat jeudi.

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Lors d’une conférence de presse à New York, mercredi 26 septembre, Donald Trump s’est exprimé en des termes nouveaux au sujet de la candidature à la Cour suprême du juge Brett Kavanaugh, accusé d’abus sexuels par trois femmes. "Si je pensais qu'il était coupable de quoi que ce soit, oui je pourrais [lui retirer mon soutien]", a répondu le président américain à un journaliste qui lui demandait si cette option était possible. Donald Trump n’a pas manqué de répéter que selon lui, le juge Kavanaugh, "un gentleman et un intellectuel formidable", est victime d'une "belle grosse arnaque" orchestrée par les démocrates pour bloquer son entrée à la Cour suprême.

Le président a toutefois assuré qu'il allait écouter avec un esprit ouvert le témoignage de son accusatrice, Christine Blasey Ford, une universitaire de 51 ans, prévu ce jeudi. "Il est possible que je change d'avis", après l'avoir entendue, a-t-il dit.

"Pour la première fois, Trump a laissé entendre qu'il pourrait retirer la candidature de Brett Kavanaugh"

Soucieux de ne pas paraître hostile aux femmes, le milliardaire républicain est allé jusqu'à évoquer la possibilité de choisir une femme pour remplacer le juge Kavanaugh si nécessaire. Mais "j'espère ne pas avoir à lui choisir de remplaçant et que tout se passera très bien jeudi", a-t-il poursuivi.

Le dirigeant a aussi reconnu que sa lecture de cette affaire était biaisée par sa propre expérience. "J'ai été accusé par quatre ou cinq femmes qui ont reçu beaucoup d'argent pour inventer des choses sur mon compte", a-t-il assuré. "Donc, quand vous dites que cela affecte ma façon de voir l'affaire Kavanaugh, c'est exact."

"Je croyais qu'il allait me violer"

Le magistrat conservateur semblait en bonne voie d'être confirmé à la Cour suprême, quand Christine Blasey Ford l'a accusé, il y a une dizaine de jours, d'une agression lors d'une soirée au début des années 1980. Selon elle, le jeune Kavanaugh l'avait isolée dans une chambre, plaquée sur un lit et tenté de la déshabiller avant qu'elle ne parvienne à fuir.

"Je croyais qu'il allait me violer", a témoigné Christine Blasey Ford. Une agression présumée qui a "dramatiquement changé" sa vie, affirme-t-elle dans un témoignage publié mercredi par des médias américains.

Une seconde femme, Deborah Ramirez, a également accusé le juge d'avoir exhibé son sexe près de son visage lors d'une soirée arrosée à l'université de Yale.

Enfin, mercredi, une troisième accusatrice s'est fait connaître. Julie Swetnick, une fonctionnaire fédérale, a accusé le magistrat d'avoir fait partie au début des années 1980 d'un groupe de garçons qui tentaient de faire boire ou droguer des filles en vue d'abuser d'elles. Dans une déclaration sur l'honneur rendue publique par son avocat, elle a également affirmé avoir été elle-même victime d'un viol collectif lors d'une fête où Brett Kavanaugh était "présent" vers 1982. Le magistrat a dénoncé des accusations "absurdes" sorties de "la quatrième dimension".

Avec AFP

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