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Ce qu’il faut retenir des annonces d’Édouard Philippe sur France 2

Édouard Philippe lors de "L'Émission politique", sur France 2, diffusée jeudi 27 septembre 2018.
Édouard Philippe lors de "L'Émission politique", sur France 2, diffusée jeudi 27 septembre 2018. Geoffroy Van Der Hasselt, AFP

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a défendu jeudi soir l’action de l’exécutif dans "L'Émission politique", sur France 2. Il y a notamment déclaré être plutôt "favorable" à l’extension de la PMA pour les lesbiennes et femmes seules.

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Bis repetita. Pour la seconde fois de son mandat, Édouard Philippe s’est prêté au jeu des questions de Léa Salamé et Thomas Sotto, dans "L’Émission politique" diffusée jeudi 27 septembre sur France 2. Mais cette année, le Premier ministre a retrouvé le fauteuil de l’invité dans un contexte nettement moins favorable que l’année passée. Démission de Nicolas Hulot, suites de l'affaire Benalla, annonce de départ anticipé et critiques à peine voilées de Gérard Collomb, polémiques sur les petites phrases du président Macron, flottements sur le prélèvement à la source, inquiétudes sur la croissance, mécontentement des retraités... Le patron du gouvernement s’est donc frotté aux dossiers sensibles et a même fait quelques annonces.

L’extension de la PMA, "je crois qu’on peut y aller"

Édouard Philippe s’est prononcé sur la délicate question de l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes et femmes seules – un sujet qui divise les Français. "J'ai longtemps été contre et j'ai rencontré des femmes célibataires et en couple qui y avaient recours soit en Espagne, soit en Belgique, parce que c'est autorisé sur place", a-t-il expliqué. Puis, "j'ai lu un certain nombre de choses (...) et je suis à titre personnel plutôt favorable et je crois qu'on peut y aller, me semble-t-il", a-t-il ajouté. Et de poursuivre, "on se pose ces questions. On va avoir un débat parlementaire sur la bioéthique."

Le Premier ministre s’est également montré favorable à un remboursement de ces PMA par la Sécurité sociale.

L’immigration, "une politique fondée sur l'idée d'équilibre"

Dans un duel à couteaux tirés face à Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains, Édouard Philippe est longuement revenu sur la politique migratoire du gouvernement. Il a notamment été question des quelque 250 000 titres de séjour délivrés l'an dernier. Un niveau insoutenable pour Laurent Wauquiez, dont les propositions de quotas fixés par le Parlement et de révision du droit du sol ont été repoussées par le chef du gouvernement.

L'ancien maire du Puy-en-Velay a évoqué un risque de "communautarisme". Il a accusé le gouvernement d'avoir dégradé la situation migratoire, estimant que si "rien n'était fait sous le quinquennat, la France connaîtrait un million d'immigrés en plus". Il a jugé le niveau d'immigration actuel trop élevé.

"Le sujet est moins simple que ce que vous indiquez", lui a rétorqué le Premier ministre. "La politique que nous menons est une politique fondée sur l'idée d'équilibre. Nous voulons faire en sorte que ceux qui relèvent du droit d'asile puissent être accueillis en France et dans de meilleures conditions que ce qui prévaut aujourd'hui". Et d’ajouter, "tous ceux qui n'ont pas vocation à rester doivent être reconduits, c'est la raison pour laquelle nous nous sommes donnés des instruments pour faciliter ces reconduites dans les pays d'origine", a-t-il ajouté. "La réalité c'est qu'on peut se faire plaisir avec des formules simplistes de 'on prend tout le monde ou on ne prend personne', la vérité c'est que la pression migratoire est intense et que pour trouver les meilleures solutions, nous devons agir sur l'ensemble des sujets et des facteurs."

Dégressivité des allocations chômage

Édouard Philippe a également abordé la question de la dégressivité des allocations chômage. "Nous avons mis le sujet sur la table" et "je pense que dans certains cas, elle peut être envisagée", a-t-il estimé. Pour les demandeurs d'emploi qui ont "une très forte employabilité, pour ceux qui ont des salaires très élevés", créer "une forme de dégressivité de l'assurance chômage peut avoir du sens", a-t-il ajouté.

La formule polémique de Macron sur les chômeurs

Édouard Philippe est également revenu sur la formule controversée d’Emmanuel Macron adressée à un chômeur. "Je traverse la rue, je vous en trouve", avait lancé le chef de l'État à un jeune homme à la recherche d'un emploi.

"Je ne crois pas du tout que la formule soit malheureuse", a-t-il estimé. "On avait quelqu'un qui avait une vraie formation, qui est jeune, qui est venu à l'Élysée et qui a donc une forme de mobilité", a justifié le Premier ministre. "Je crois avoir compris que, un, effectivement en face de la rue, il y avait du boulot, que deux, il a reçu beaucoup d'offres d'emploi, et que trois, il a retrouvé un emploi."

Retour au Havre ?

Le chef du gouvernement serait-il tenté de briguer à nouveau son ancienne mairie du Havre ? "C'est évidemment une question qu'on me pose régulièrement, et que je me pose parfois, a-t-il répondu à Thomas Sotto. Ce n'est pas du tout exclu." Il a en revanche balayé d’un revers de la main la possibilité que certains lui prêtaient d'une éventuelle candidature à la mairie de Paris. "Je n'y pense pas du tout", a-t-il assuré.

Pas plus qu’il ne songe à l’Élysée. Nombre de ses prédécesseurs ont été tentés par le poste de chef de l'État après avoir été locataire à Matignon. Lui assure ne pas être dans ce cas de figure. "Plus je suis Premier ministre, plus forcément je vois ce que c'est d'être président, a-t-il expliqué. Et ça m'encourage à faire mon boulot de Premier ministre."

Ce passage télévisé du Premier ministre en mission communication semble réussie. Quelque 47 % des personnes interrogées lors d’un sondage final ont trouvé le Premier ministre "convaincant". C'est quand même cinq points de moins que lors de son précédent passage dans l'émission il y a un an.

Avec AFP et Reuters

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