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Le Chili n'est pas tenu de négocier avec la Bolivie un accès à la mer, selon la Cour internationale de justice

Le président bolivien Evo Morales tenant le "drapeau de la revendication maritime".
Le président bolivien Evo Morales tenant le "drapeau de la revendication maritime". AFP

La Cour internationale de justice de La Haye a débouté, lundi, la Bolivie de sa demande d'accès souverain à la mer, estimant que le Chili n'avait aucune obligation de négocier.

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Déboutée. La Cour internationale de justice (CIJ) a estimé, lundi 1er octobre, que le Chili ne pouvait pas être tenu de négocier avec la Bolivie qui cherche à retrouver un accès à l'océan Pacifique perdu au bénéfice de son voisin à l’issue d’une guerre de quatre ans en 1883. Les Boliviens avaient alors perdu près de 400 km de littoral le long du désert d'Atacama et 120 000 km2 de territoire.

La CIJ observe dans son arrêt que "les relations entre les deux Etats se caractérisent depuis fort longtemps par un dialogue, des échanges et des négociations visant à trouver une solution adéquate à l'enclavement de la Bolivie né de la guerre du Pacifique et du traité de paix de 1904".

"Elle n'est toutefois pas en mesure de conclure (...) que le Chili a 'l'obligation de négocier avec la Bolivie en vue de parvenir à un accord octroyant à celle-ci un accès pleinement souverain à l’océan Pacifique'", ajoute l'instance internationale.
 

 

La frontière entre le Chili et la Bolivie, avant la fin du XIXe et aujourd'hui
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Après plus d'un siècle de négociations infructueuses avec Santiago, La Paz a saisi la CIJ en avril 2013, clamant que le Chili s'était toujours engagé envers la Bolivie pour mettre fin à l'enclavement du plus pauvre pays d'Amérique du Sud.

" La Bolivie est née avec la mer"

La Bolivie, qui conserve une marine nationale, affirme que la croissance annuelle de son PIB serait supérieure d'au moins 20 % si elle n'avait pas été privée d'un accès à la mer. La perte notamment de la mine de Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde qui se trouve dans la zone disputée, a gravement touché les peuples indigènes du pays, selon des militants boliviens.

"La Bolivie est née avec la mer et les deux sont inséparables : depuis son enclavement forcé, notre pays ne peut profiter des richesses et des opportunités offertes par les océans", a déclaré Evo Morales en mars.

Le Chili joue lui la carte de la légalité, en affirmant que la frontière est basée sur un traité de paix signé avec la Bolivie en 1904 au lendemain de la guerre du Pacifique (1879-1883). "Le Chili a beaucoup à perdre en termes de superficie du littoral", déclare auprès de l'AFP Geoff Gordon, chercheur spécialisé en droit international à l'Institut Asser, à La Haye.

Avec AFP

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