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Téhéran annonce avoir attaqué des "terroristes" en Syrie en représailles à un attentat

Des militaires iraniens après l'attentat d'Ahvaze le 22 septembre.
Des militaires iraniens après l'attentat d'Ahvaze le 22 septembre. Morteza Jaberian, AFP

Les forces armées iraniennes ont tiré plusieurs missiles sur des combattants présentés par Téhéran comme responsables de l'attaque commise la semaine dernière à Ahvaz, en Iran, et dans laquelle 25 personnes avaient été tuées.

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Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé lundi 1er octobre avoir attaqué à l'aide de missiles balistiques des "terroristes" en Syrie en représailles à l'attentat meurtrier ayant endeuillé le 22 septembre la ville iranienne d'Ahvaz.

"Le quartier général des responsables du crime terroriste d'Ahvaz a été attaqué il y a quelques minutes à l'est de l'Euphrate par plusieurs missiles balistiques tirés par la branche aérospatiale des Gardiens de la révolution", ont écrit les pasdarans sur leur site internet. "Selon les premières informations, de nombreux terroristes takfiri et les chefs responsables du crime terroriste d'Ahvaz ont été tués ou blessés dans cette attaque", ont-ils ajouté. Ils n'ont pas précisé à partir d'où les missiles ont été lancés.

Le terme "takfiri" est utilisé par les autorités iraniennes pour désigner les jihadistes sunnites. Il dérive du mot arabe "takfir" (anathème), accusation utilisée par ces extrémistes comme justification de la violence contre ceux qu'ils estiment être des impies.

Le site internet des Gardiens de la révolution a publié plusieurs photos de trainées de fumées et de points lumineux dans un ciel nocturne au-dessus d'un relief montagneux désertique.

Selon l'agence de presse iranienne Fars, proche des conservateurs, deux types de missiles ont été utilisés : des Zolfaghar (d'une portée de 750 km) et des Qiam (800 km).

"Vengeance inoubliable"

Le 22 septembre, 24 personnes ont été abattues par un commando de cinq personnes ayant ouvert le feu à l'arme automatique sur un défilé militaire à Ahvaz, dans le sud-ouest de l'Iran.

L'attentat a été revendiqué par l'organisation État islamique (EI), contre lequel l'Iran est engagé en Syrie au côté des autorités de Damas.

Le jour même de l'attaque, le président iranien Hassan Rohani avait promis une réponse "terrible" à cet attentat, et les Gardiens de la révolution avaient annoncé sans plus de détails une "vengeance inoubliable" dans un avenir proche.

Ahvaz est la capitale de la province du Khouzestan, peuplée majoritairement d'Arabes, et l'attentat avait été revendiqué dans un premier temps par un groupe séparatiste local.

L'enquête iranienne avait semblé privilégier initialement la piste séparatiste, mais le 24 septembre, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, établissait un lien entre les auteurs de l'attentat d'Ahvaz et les groupes jihadistes opérant "en Syrie et en Irak".

Le lendemain, le ministère des Renseignements iranien annonçait avoir identifié les membres du commando, et affirmait que ceux-ci étaient affiliés "à des groupes séparatistes takfiri soutenus par des pays arabes réactionnaires".

Selon l'EI, les cinq membres du commando étaient Iraniens, dont quatre originaires d'Ahvaz.

Ali Khamenei a accusé les assaillants d'avoir été "financés par les Saoudiens et les Emirats arabes unis". Ryad et Abou Dhabi ont démenti ces accusations.

L'Iran est avec la Russie l'un des principaux soutiens au pouvoir du président syrien Bachar al-Assad, qu'elle aide politiquement et militairement. Les Gardiens de la révolutions sont notamment présents sur le sol syrien en tant que "conseillers militaires" des forces loyalistes.

Avec AFP

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