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Attentat déjoué en France, Téhéran appelle au dialogue avec Paris pour lever un "malentendu"

Le conseil annuel des Moudjahidine du peuple à Villepinte, près de Paris, le 22 juin 2013.
Le conseil annuel des Moudjahidine du peuple à Villepinte, près de Paris, le 22 juin 2013. Jacques Demarthon, AFP

L'Iran a appelé, mardi, à des discussions avec la France afin de lever ce qu'il estime être un "malentendu" et une "erreur" après la mise en cause par les autorités françaises du gouvernement iranien dans un attentat déjoué près de Paris.

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C'est un appel au dialogue. L'Iran a appelé, mardi 2 octobre, à lever ce qu'il considère être un "malentendu" et une "erreur" avec la France après la mise en cause par les autorités du gouvernement iranien dans un attentat déjoué à Villepinte, en banlieue parisienne.

"S'il y a un malentendu […] à propos d'une chose qui n'existe pas, qu'il s'agisse d'une conspiration ourdie par d'autres ou d'une erreur, nous pouvons nous asseoir et en parler", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Bahram Ghassemi, dans un entretien accordé à l'AFP à Téhéran.

Les autorités françaises ont lancé une offensive contre des intérêts iraniens ou chiites en France, certaines cibles étant soupçonnées d'être derrière l'attentat déjoué en juin contre un rassemblement des Moudjahidine du peuple – mouvement d'opposition considéré par Téhéran comme "terroriste".

Les autorités fiscales françaises ont annoncé le gel d'avoirs de deux personnes – dont un diplomate iranien arrêté en Allemagne – ainsi que d'une entité du ministère iranien du Renseignement. Une source diplomatique française a aussi accusé la "direction des opérations du ministère du Renseignement (iranien, d'avoir) commandité" l'attentat déjoué.

Réaction "forte" de Paris

"Je démens avec véhémence" toutes ces accusations, "complètement et énergiquement, a ajouté Bahram Ghassemi. Quand la base du raisonnement est fausse et qu'il n'y a rien d'autre qu'une allégation, il est totalement inutile et vain de fonder d'autres hypothèses sur cette affirmation", a-t-il ajouté. "On ne peut pas accuser le ministère du Renseignement ou quiconque travaillant pour lui d'être impliqué dans quelque chose qui n'est pas confirmé".

"Assurément, l'Iran peut coopérer autant que nécessaire pour lever tout malentendu avec la France ou n'importe quel autre pays, dans la région ou en Europe", a-t-il insisté. "La seule façon de faire, c'est la voie de la diplomatie, nous n'en connaissons pas d'autres."

La Maison Blanche a de son côté salué la réaction "forte" de Paris. "La France prend des décisions fortes après l'attentat terroriste iranien déjoué à Paris", a indiqué le Conseil de sécurité nationale (NSC) dans un tweet. "Téhéran doit savoir que ce comportement scandaleux ne sera pas toléré", a ajouté l'exécutif américain, dont l'Iran est devenu la bête noire depuis l'arrivée de Donald Trump au pouvoir.

Avec AFP

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