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Dans la presse

Mort de Charles Aznavour : "Hier encore"...

France 24

À la une de la presse, ce mardi 2 octobre, l'hommage des journaux français et étrangers au chanteur Charles Aznavour, disparu dans la nuit de dimanche à lundi à l'âge de 94 ans.

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À la une de toute la presse française, ce mardi matin, l’hommage au chanteur Charles Aznavour, disparu dans la nuit de dimanche à lundi, à 94 ans.

"Il n’avait rien pour réussir : c’est l’origine de son immense popularité. Ni voix, ni prestance, ni beauté, ni personnalité particulière. Son premier succès, 'Je m’voyais déjà', est l’histoire d’un échec. Pourtant, son histoire est devenue un mythe populaire, celle d’un dernier de cordée qui réussit. D’un loser promu star, d’un perdant couvert de lauriers." "Hier encore", chantait Aznavour. "Hier encore", se souvient Libération avec nostalgie. "Aznavour avait plus de 90 ans et (symbolisait) une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Et pourtant"…

"Et pourtant", chantait aussi Aznavour, dont les chansons inspirent toute la presse française. "Une vie formidable", entonne Le Parisien, une existence consacrée à chanter l’amour, le désir, la jeunesse, les désillusions et le temps qui fuit. La vie, en somme. "For me, formidable…", complète Le Figaro, à propos de ce fils d’immigrés arméniens réfugiés en France, après les massacres, qui chanta longtemps "dans le vide", raillé aussi bien pour son physique que pour sa voix de "cauchemar éveillé", dixit Sammy Davis Jr. 

Il aura fallu des années avant que Charles Aznavour devienne "le grand Charles", à la une ce matin de L'Humanité, aux 180 millions de disques vendus, aux 1 200 titres enregistrés. La Dépêche du Midi, elle, se souvient de la chanson "Mourir d’aimer". "Mourir d’aimer, comme on le peut de n’importe quoi", "une voix s’éteint", mais la chanson, les mots, écrits en 1971, sont gravés. Pour Paris Normandie, Charles Aznavour restera "en haut de l’affiche pour l’éternité", aux côtés d’autres grands noms de la chanson française, de Charles Trenet à Édith Piaf, en passant par Johnny Hallyday, pour lequel il avait composé le très doux "Retiens la nuit". Johnny, auquel L'Équipe avait multiplié les clins d’œil le jour de sa mort, en utilisant ses chansons phares pour les titres de ses articles. Moins d’un an plus tard, le quotidien sportif répète l’exercice avec Charles Aznavour. "Emmenez-nous", demande le journal à l’Olympique lyonnais, qui rencontre mardi soir le Chakhtior Donetsk. "Le dernier des géants" s’est éteint. Celui auquel on avait prédit une carrière impossible aura finalement chanté pendant 70 ans.

Voix de la France et de l’Arménie, Charles Aznavour a chanté dans le monde entier. Le Parisien rappelle la formule qu’il avait trouvée pour se définir : "Je suis 100 % arménien et 100 % français. Arithmétiquement, c’est une aberration. Et pourtant, elle fait vraiment sens". Cette double culture qui lui a valu une reconnaissance internationale, dont témoignent les nombreuses unes qui lui sont consacrées à l’étranger. "Emmenez-moi au pays des merveilles", demande le journal belge Le Soir. Le plat pays est visiblement touché par cette chanson, "Emmenez-moi", où Aznavour espérait que "la misèreserait moins pénible au soleil . "Il avait écrit, pour Juliette Gréco, les paroles de 'Je hais les dimanches', et c’est un dimanche soir que Charles Aznavour a quitté la table, alors que son répertoire n’était pas encore desservi", regrette le journal libanais L’Orient-Le Jour, où le dessin d’Iban Debs le montre assis sur la Terre, envoyant ses chansons aux quatre coins du monde.

Beaucoup, beaucoup d’entre elles sont parvenues en Israël, où The Jerusalem Post évoque la disparition du "Sinatra français". Aux États-Unis, justement, The New York Times salue à la fois la longévité exceptionnelle de sa carrière, et sa dimension planétaire. Le quotidien américain n’oublie pas de mentionner les quelque 60 films dans lesquels Charles Aznavour a fait une apparition, notamment celui qui lui valut la reconnaissance de ses pairs, "Tirez sur le pianiste" de François Truffaut, un pastiche de film de gangsters tourné en 1960.

On a gardé, pour terminer, l’hommage du journal catalan Ara. "Que la chanson va être triste et seule sans Charles Aznavour", regrette le journal, qui voit en lui un membre de "ce club de où l’on considère qu'une bonne chanson doit raconter une histoire", des chansons telles que 'La Mamma' ou 'Comme ils disent', pleines de cette poésie de la vie quotidienne.

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