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Mike Pompeo va rencontrer Kim Jong-un en Corée du Nord

Une poignée de mains entre Kim Jong-un et Mike Pompeo, le 26 avril 2018.
Une poignée de mains entre Kim Jong-un et Mike Pompeo, le 26 avril 2018. US Government, AFP

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo retourne dimanche en Corée du Nord pour relancer les négociations sur le désarmement nucléaire du régime reclus. Il rencontrera le dirigeant Kim Jong-un, qui avait boudé sa dernière visite.

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Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, rencontrera le dirigeant Kim Jong-un lors d’une nouvelle visite prévue en Corée du Nord dimanche. Le leader nord-coréen avait boudé la dernière visite de Mike Pompeo dans la péninsule.

Ce nouveau voyage à Pyongyang s'inscrit dans une mini-tournée dans la région, a annoncé mardi 2 octobre sa porte-parole Heather Nauert. Le secrétaire d'État se rendra d'abord samedi à Tokyo pour rencontrer le Premier ministre Shinzo Abe, puis, après l'étape nord-coréenne, à Séoul pour s'entretenir avec le président sud-coréen, Moon Jae-in. Lundi, il terminera par un passage à Pékin pour évoquer "les sujets bilatéraux, régionaux et mondiaux [avec ses] homologues", en pleine guerre commerciale doublée d'un début de crise diplomatique avec la Chine.

Le sujet central de la tournée sera toutefois la Corée du Nord, et la relance du dialogue sur sa dénucléarisation qui, malgré un rapprochement spectaculaire après une année 2017 scandée par les menaces de guerre atomique, vient de traverser une mauvaise passe.

Mike Pompeo entend également préparer un deuxième sommet, dans un futur proche, entre Donald Trump et Kim Jong-un après celui, historique, de juin à Singapour.

Quatrième visite depuis le printemps

Washington considère donc comme de bonne augure le fait que le secrétaire d'État soit reçu par le n°1 de Pyongyang. "Le fait que le ministre se rende sur place pour la quatrième fois [depuis le printemps] est le signe de nouveaux progrès et d'une certaine dynamique", a estimé Heather Nauert.

Le département d'État justifie régulièrement son optimisme par des avancées qui seraient discutées en coulisses sans avoir encore été annoncées. "Évidemment ces conversations vont dans la bonne direction et nous avons suffisamment confiance pour monter dans l'avion et aller continuer les discussions là-bas", a insisté la porte-parole.

Initialement prévu fin août, ce voyage avait été annulé à la dernière minute sur décision du président des États-Unis, contraint de reconnaître, pour la première fois, l'absence de progrès suffisants dans les négociations.

Méthodes de "gangster"

Ce déplacement intervient par ailleurs après une visite, début juillet, au cours de laquelle Mike Pompeo avait été quelque peu humilié par les Nord-Coréens. Non seulement il n'avait pas rencontré Kim Jong-un et n'avait pu annoncer aucune mesure sur la dénucléarisation, mais en plus Pyongyang avait dénoncé, dès son départ, ses méthodes de "gangster". Cette fois encore, la Corée du Nord souffle le chaud et le froid et s'est employée ces derniers jours à faire monter les enchères.

À l'Assemblée générale de l'ONU où Mike Pompeo avait appelé à maintenir les sanctions internationales jusqu'à ce que la dénucléarisation soit définitive et vérifiée. En réponse, son homologue nord-coréen Ri Yong-ho avait estimé que cette politique aggravait la "défiance" de Pyongyang. "Sans confiance avec les États-Unis, nous ne pourrons jamais désarmer unilatéralement en premier", avait-il martelé.

S'il n'est officiellement pas question d'alléger les sanctions pour l'instant, Washington semblait prêt, selon plusieurs observateurs, à accéder à une autre revendication nord-coréenne : une déclaration mettant formellement fin à la guerre de Corée, qui ne s'est achevée en 1953 que par un simple armistice.

"La fin de la guerre [ne] pourra jamais être un élément de marchandage pour obtenir la dénucléarisation", a toutefois protesté mardi l'agence officielle nord-coréenne.

Interrogée sur cette fin de non-recevoir, la porte-parole de la diplomatie américaine a taclé les pays "qui parfois disent des choses plus hautes en couleur que les États-Unis". Elle n'a toutefois pas répondu à la question de savoir si Mike Pompeo était, à l'instar du très haut en couleur président Trump, "tombé amoureux" de Kim Jong-un.

Avec AFP

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