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La sélection de France 24 pour la 17e Nuit Blanche à Paris

Affiche de la 17e Nuit Blanche à Paris.
Affiche de la 17e Nuit Blanche à Paris. Samuel Trenquier / Ville de Paris

La Ville de Paris organise sa 17e Nuit Blanche, rendez-vous annuel de la création contemporaine et des performances artistiques, samedi 6 octobre. Petit guide subjectif en fonction de votre état d'esprit.

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Où serez-vous la nuit du 6 octobre ? "Dans le métro, dans le tramway, au beau milieu d’une jungle de plantes vertes, ou au pied d’un geyser de boue rouge, dans les bassins de la Cité des Sciences ?", suggère Gaël Charbau, concepteur de cette 17e Nuit Blanche parisienne. Ce rendez-vous de la création contemporaine festive et populaire a essaimé dans le monde – Séoul, Toronto, Mexico, Rome, Bruxelles… – et cherche chaque année la formule de son renouvellement.

L’édition 2018 offre de larges possibilités, les insomniaques et les non-frileux s’en donneront à cœur joie. Au choix, quatre quartiers rebaptisés "constellations" – centrées sur l’île Saint-Louis, les Invalides, la Villette et la Porte Dorée –, proposant de découvrir quelque 178 installations. Rêveries sonores, voyages en science-fiction, expériences métaphysiques, le choix est large. Nous avons sélectionné quelques propositions, en toute subjectivité.

Carte des quatre "constellations" de la 17e Nuit Blanche à Paris.

À écouter les yeux fermés

Le Musée de l’Orangerie invite des quatuors à cordes dans ses murs pour une nuit inédite, chargée d’une belle ambition : l’institution a passé commande auprès de quatre compositrices – Florence Baschet, Michèle Reverdy, Leilei Tian et Xu Yi – pour que leur partition converse avec les peintures impressionnistes de Monet. Les compositeurs du début du XXe siècle, comme Bartok, Ravel et la très peu connue Ruth Crawford Seeger, seront aussi conviés à la fête.

Toutes les personnes qui roupillent habituellement pendant les concerts de musique classique n’auront pas à se cacher cette fois : la Philharmonie de Paris et le Musée de la musique organisent un marathon de 22 heures de concerts. L’intégrale de l’œuvre pour piano d’Erik Satie sous les doigts de Nicolas Horvath, l’ensemble new-yorkais yMusic qui orchestrera avec finesse la pop américaine, ou encore des pianos mécaniques jouant Debussy et Mahler. Idéal pour se laisser aller à des rêveries musicales, allongé sur des transats ou des matelas, au chaud dans la belle salle boisée de la Philharmonie.

Les mordus de radio et de podcast auront un faible pour *DUUU, un flux sonore dédié à la création contemporaine. L’occasion de découvrir les œuvres de différents artistes comme Elisabeth Lebovici, Michaël Batalla, ou encore Katia Kameli. Ce sera dans le parc de la Villette, dans l’espace Folie N4.

Une installation sonore est également prévue dans le Parc Zoologique de Paris au bois de Vincennes – ce lieu participe pour la première fois à la Nuit Blanche. La déambulation prévoit d’entrer dans les entrailles du grand rocher en béton armé, construit au début des années 30 par Charles Letrosne. La balade promet d’être immersive, sonore, en harmonie avec les animaux et le calme d’un zoo plongé dans la nuit. L’artiste Philippe Quesne y propose "un récit de science-fiction à la Jules Verne, où l’univers de l’homme frôle celui de la nature".

Philippe Quesne - Le secret du rocher © Nanterre-Amandier

Se croire aux tropiques ou aux pôles

Qui n’a jamais grelotté de froid sous la pluie dans les rues de Paris à la recherche d’une installation Nuit Blanche, et intensément espéré que cette manifestation se déroule en été, ou bien sous les tropiques ? Florian Viel a dû entendre ce souhait, puisqu’il a installé une jungle urbaine dans les rames de métro de la ligne 1. L’idée est de donner la sensation de s’introduire dans une serre en mouvement. Des performeurs seront aussi du voyage. Une ambiance tropicale, voire "Tropicool" s’installe également à la gare de Lyon, pour donner un peu de couleurs à la grisaille parisienne.

On pourra s’imaginer au pied d’un geyser à la Cité des Sciences. Dans le bassin entourant l’édifice, l’artiste Fabien Léaustic installera un jet d’eau et d’argile rouge qui se déclenchera à intervalle aléatoire, pour atteindre vingt mètres de hauteur. On pourra toujours rêver de prendre un bain chaud en plein air.

Fabien Léaustic, geyser, 2018 © Agence Eva Albarran

Voyager dans le temps

Restez au parc de la Villette pour la transformation de la grande sphère de la Géode en tour de Tesla, également connue sous le nom de tour de Wardenclyffe, expérience de transmission sans fil testée aux États-Unis dans le premier quart du XXe siècle. Cette tour de téléphonie et de diffusion sans fil était censée décupler la transmission d'énergie. La tour de Tesla n’a jamais été totalement opérationnelle et a été démolie en 1917, mais elle représente une expérimentation à grande échelle qui a fait fantasmer les amateurs de science-fiction. Cette installation baptisée "TremensS" devrait leur plaire.

TremensS Wardenclyffe, simulation 3D © TremensS

Des bandes luminescentes pouvant dépolluer l’air et l’eau… L’idée est inspirée d’une recherche menée par le CNRS en 2015 pour célébrer l’année internationale de la lumière par l’Unesco. "Platonium" combine fibres optiques et synthétiques pour offrir un cheminement autour du mythe de la caverne de Platon. À découvrir au Parc de la Villette, toujours.

Il n’y a pas qu’à l’Opéra Garnier qu’on trouve des fantômes, ils rôdent aussi à la Bourse du Commerce, aux Halles. Pour faire revivre l’époque où le centre de Paris était le ventre de la ville, un marché baptisé "Le Fantôme des Halles" distribuera des babioles à l’effigie de la Bourse de Commerce comme on ne la voit plus – l’édifice est en cours de chantier pour abriter la collection Pinault.

Expériences métaphysiques

Les chants soufis et les derviches feront tourner les têtes à la Petite Halle de la Villette, tandis qu’au Collège des Bernardins, une installation d’Abdelkader Benchamma réinventera la scène primordiale de l’univers, un "écho disparu de la formation des mondes", quand tout n’était que fluides et gaz, tel qu’en rêvait le prêtre, astronome et physicien George Lemaître.

Les amateurs de mentalisme, de jonglage d’étoiles et de "sculptures d’ombre" se rendront sur les Champs-Elysées au théâtre du Rond-Point pour une "nuit de la magie".

Abdelkader Benchamman, Neither the sky nor the earth -Biennale de Sharjah 2017© Galerie du jour agnès b. et Isabelle Van Den Eynde

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