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Dans la presse

"Theresa May, reine de la piste"

France 24

À la une de la presse, ce jeudi 4 octobre, l'offensive de la Première ministre britannique, Theresa May, au congrès annuel des conservateurs, le passage à vide, en France, d'Emmanuel Macron, la réapparition de la star chinoise Fan Bingbing, et un mouvement pour les papas.

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À la une de la presse britannique, l’offensive de Theresa May, mercredi, au congrès annuel du parti conservateur.

On la disait moribonde, acculée au sein de son propre parti, menacée par la remontée des travaillistes. Finalement, la Première ministre est apparue plus combative que jamais, se payant même le luxe d’esquisser quelques pas de danse, qui semblent avoir séduit les Tories autant (si ce n’est plus) que le marché qu’elle leur a proposé : accepter son plan de sortie de l’UE, en échange de la fin de l’austérité. Theresa May, qui a aussi menacé les récalcitrants de faire revoter les Britanniques sur le Brexit, d’après The Financial Times. "Soutenez-moi sur le Brexit et je mettrai un terme à des décennies d’austérité" : la promesse de Theresa May fait aussi la une du Guardian, qui a décomposé son étonnante chorégraphie, une danse déjà interprétée lors d’un voyage officiel en Afrique du Sud, ce qui lui avait valu des commentaires assez peu amènes. Des mouvements quelque peu saccadés, et qu’elle a répétés à Birmingham sur le tube interplanétaire d’Abba, "Dancing Queen" – "la reine qui danse".

Cette chorégraphie a d’ailleurs un nom officiel, le "Maybot, comme Theresa May et "robot". D’après Metro, la Première ministre aurait réussi à "atomiser" le patron des travaillistes, Jeremy Corbyn, et à "ridiculiser" son principal ennemi conservateur, Boris Johnson, d’où ce surnom de "poll dancer" qui lui est donné par le journal gratuit, allusion à la fois à sa remontée dans les sondages et à la "pole dance", cette danse plus ou moins gracieuse effectuée autour d’une barre verticale. "Dansons tous à l’unisson de Theresa May", propose The Daily Express. Le tabloïd peine à contenir son enthousiasme : "Lors d’une conférence de presse étincelante, la Première ministre enhardie a défini véritablement comment notre nation va pouvoir s’unir pour 'construire un Royaume-Uni meilleur'".

On est plus sceptique du côté des dessinateurs de presse. Dans le dessin de Peter Brookes, Theresa May apparaît à la fois en tenue disco, exécutant son spectacle sous les projecteurs et dans une tenue nettement moins glamour, celle des soldats britanniques affrontant les armées napoléoniennes à Waterloo, en Belgique, là où se trouve aujourd’hui le siège de la Commission européenne, toujours pas convaincue par son plan de Brexit. "Waterloo", c'est un autre succès d’Abba... Pour Bob Moran, la chanson qui symboliserait le mieux la prestation à Birmingham, serait plutôt un autre tube des années disco, chanté, lui, par les Bee Gees : "Stayin’ alive", "survivre".

En France, l’ambiance est nettement moins à la fête pour Emmanuel Macron, finalement contraint d’accepter la démission de son ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. Alors qu’il participe aujourd’hui aux célébrations de la création de la Ve République, un rendez-vous très symbolique, le président affronte "une crise ouverte au sommet de l’État", d’après Le Parisien, qui évoque "un grand moment de solitude pour Emmanuel Macron". Un passage à vide à la une, également, de L'Humanité : "Le premier de cordée dévisse", ironise le journal, pour qui "l’OPA macronienne sur le pouvoir" révèlerait même "une crise de régime".

Emmanuel Macron seul contre tous ? L'Opinion fait mine de s’étonner de ce qu'aucun "marcheur", aucun "tonton flingueur" de la majorité ne se soit "porté sur le champ de bataille pour répliquer au feu nourri" dont le président est la cible. "Ils sont fourbes, ces Gaulois", fait dire le dessinateur Kak à Abraracourcix, alias le chef du village d’Astérix, alias Emmanuel Macron – une allusion évidemment aux Gaulois "réfractaires" critiqués par le chef de l’État.

Un mot, également, de la réapparition, en Chine, de l’actrice Fan Bingbing, disparue depuis plusieurs mois. The China Daily annonce que la star du cinéma chinois a été condamnée payer près de 129 millions de dollars d’amende pour "fraude fiscale", un délit pour lequel elle pourrait avoir été "mise au secret", placée en détention surveillée, le temps que la police chinoise fasse son enquête, d’où sa disparition depuis le mois de juin. Une possible détention que le quotidien officiel chinois ne mentionne évidemment nulle part. L’actrice, elle, a posté ce message sur les réseaux chinois : "Sans le Parti communiste et les politiques justes de l’État, sans l’amour du peuple, il n’y aurait pas de Fan Bingbing".

On ne se quitte pas là-dessus. J’avoue que j’ai immédiatement pensé à tous les papas en lisant cet article du Huffington Post, qui fait état d’une mobilisation sur les réseaux sociaux sous le hashtag #squatforchange, soit "accroupissez-vous pour le changement",  un mouvement qui proteste contre l’absence de tables à langer dans les toilettes pour hommes – comme si les femmes étaient par définition préposées aux couches-culottes.

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