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Une journaliste d'investigation retrouvée morte dans un parc en Bulgarie

Viktoria Marinova, journaliste pour la chaîne de télévision locale bulgare TVN, a été retrouvée morte samedi 6 octobre 2018, dans le nord de la Bulgarie.
Viktoria Marinova, journaliste pour la chaîne de télévision locale bulgare TVN, a été retrouvée morte samedi 6 octobre 2018, dans le nord de la Bulgarie. HO, TVN.BG, AFP

La journaliste bulgare Viktoria Marinova été retrouvée morte dans un parc, dans le nord de la Bulgarie, a indiqué dimanche le parquet local. Reporters sans frontières appelle les autorités à placer les collègues de la jeune femme sous protection.

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Une jeune journaliste bulgare, employée de la chaîne de télévision locale TVN, a été retrouvée morte dans un parc de la ville de Ruse, dans le nord de la Bulgarie, a indiqué le 7 octobre le parquet local.

Le procureur régional, Georgy Georgiev, a indiqué que le corps de la jeune femme avait été découvert samedi. Selon lui, la journaliste, identifiée comme étant Viktoria Marinova par des médias locaux, aurait été frappée à la tête et étranglée. Le ministre de l'Intérieur Mladen Marinov a précisé que rien ne suggérait que sa mort était liée à son travail. "Il s'agit d'un viol et d'un meurtre", a-t-il déclaré ajoutant que la police ne dispose d'aucune information sur d'éventuelles menaces à son encontre.

Viktoria Marinova était responsable administrative et présentatrice d'une émission d'actualités sur TVN, une chaîne de télévision de la ville. TVN n'avait pas réagi dimanche à l’annonce de la mort de la jeune femme.

Le représentant pour la liberté des médias à l'OSCE, Harlem Desir, s'est dit "choqué" par le meurtre d'une "journaliste d'investigation", appelant à une "enquête complète et rigoureuse", dans un message sur twitter.

Dans un communiqué, Christophe Deloire, le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) a réclamé qu’une enquête "sérieuse et approfondie" soit menée "pour identifier les auteurs de cet odieux homicide". "Nous demandons que les journalistes de TVN ayant travaillé sur le même reportage sensible que Viktoria Marinova soient placés sous protection policière en attendant les résultats de l’enquête", a-t-il ajouté.

RSF affirme en outre que les journalistes d'investigation bulgares sont exposés à "de nombreuses formes de pression et d'intimidation" et font face à des "oligarques exerçant un monopole médiatique et à des autorités soupçonnées de corruption et de liens avec le crime organisé".

Selon le dernier classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF), la Bulgarie occupe la 111e place sur 180, de loin le pire de l'UE.

Viktoria Marinova est la troisième journaliste tuée en douze mois en Europe après le reporter Jan Kuciak en Slovaquie en février et la journaliste maltaise Daphné Caruana Galizia en octobre 2017.

Avec AFP

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