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Afrique

Cameroun : Paul Biya, une longévité exceptionnelle en 5 dates-clés

© Christophe Archambault, AFP | Paul Biya, le 18 décembre 1984, à Brazzaville, au Congo.

Texte par Julia DUMONT

Dernière modification : 07/10/2018

Les Camerounais votent dimanche pour choisir leur prochain président. Âgé de 85 ans et candidat à sa propre succession, Paul Biya ne semble toujours pas prêt à quitter le pouvoir. Retour sur les dates-clés de sa vie politique.

Au Cameroun, 75 % de la population a moins de 25 ans et n’a donc connu qu’un seul chef d’État : Paul Biya, au pouvoir depuis près de 36 ans. À 85 ans, le "sphinx d’Étoudi" (résidence du chef de l'État du Cameroun), est candidat à sa réélection et brigue un septième mandat consécutif.

Né le 13 février 1933 à Mvomeka’a, dans le sud du pays, Paul Biya a failli devenir prêtre. Il est passé par le séminaire avant de poursuivre ses études au lycée général Leclerc de Yaoundé, puis en France, grâce à une bourse. À Paris, il passe successivement par le lycée Louis-le-Grand, l’université de la Sorbonne et l’Institut d’études politiques, où il obtient une licence en droit public en 1961.

L’année suivante, il fait son entrée en politique en tant que chargé de mission à la présidence de la République dans le gouvernement du président Ahmadou Ahidjo. En 1968, il est nommé secrétaire général à la Présidence. Mais c’est à partir de 1975, qu’il accède à de plus hautes responsabilités.

Ahmadou Ahidjo, le 19 juillet 1976, lors d'une visite d'État à Paris. © AFP

30 juin 1975

Paul Biya est nommé Premier ministre d’Ahmadou Ahidjo, premier président de la République du Cameroun, à l’âge de 42 ans.

6 novembre 1982

Ahmadou Ahidjo quitte le pouvoir après 22 ans de pouvoir absolu et lègue le pouvoir à son Premier ministre, Paul Biya, alors âgé de 49 ans. Ahmadou Ahidjo mourra sept ans plus tard, en exil à Dakar, au Sénégal.

Paul Biya accueille le président français François Mitterrand à l'aéroport de Yaoundé, le 20 juin 1983. © Pierre Guillaud, AFP

14 janvier 1984

Paul Biya, seul candidat, est élu pour la première fois président de la République du Cameroun.

6 avril 1984

Deux ans après son arrivée au pouvoir, Paul Biya fait face à une tentative de coup d’État menée par des officiers la garde présidentielle. Le président accuse son prédécesseur d’être le cerveau du putsch avorté. Pour nombre d’observateurs, c’est à la suite de cet événement que le président se mure dans le silence et se terre dans son palais d’Étoudi qu’il ne quitte que pour se rendre en Suisse, plusieurs fois par an. Selon un diplomate occidental anciennement en poste à Yaoundé interrogé par Le Monde, "la tentative de coup d’État de 1984 l’a coupé du peuple et rendu paranoïaque".

11 octobre 1992

Paul Biya est réélu lors de cette élection, la première depuis la réintroduction du multipartisme en 1990. Mais son parti, le RDPC, est accusé de fraudes et d’avoir volé la victoire au candidat du SDF (Social Democratic Front), John Fru Ndi.

Paul Biya quitte le bureau de vote de Yaoundé où il a voté, le 11 octobre 1992. © François Rojon, AFP

2006

L’opération "Épervier" est lancée. Elle est censée assainir la classe politique camerounaise, lutter contre la corruption et ainsi rassurer les investisseurs étrangers et bailleurs de fonds internationaux. Paul Biya est accusé par ses opposants de s’en être servi pour écarter toute personne - ministres ou hauts-fonctionnaires - qui auraient eu trop d’ambition politique.

10 avril 2008

À trois ans de l’élection présidentielle de 2011, l'Assemblée nationale camerounaise adopte un projet de loi constitutionnelle qui supprime la limitation du nombre de mandats présidentiels consécutifs (jusque-là limité à deux). Cette modification permet à Paul Biya de se maintenir au pouvoir après 2011. L’annonce du projet de loi avait entraîné plusieurs jours d’émeutes dans le pays en février. La contestation avait été accentuée par une hausse des prix de denrées alimentaires.

Des femmes pleurent la mort d'un proche, le 24 février 2008, à Douala. Le jeune homme de 20 ans a été abattu par des policiers qui cherchaient à disperser une manifestation contre la réforme constitutionnelle voulue par Paul Biya. © Fanny Pigeaud, AFP

Première publication : 07/10/2018

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