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Les Camerounais aux urnes, scrutin perturbé en zone anglophone

Le secrétaire général de la présidence camerounaise au bureau de vote de Bastos, à Yaoundé, où le président sortant Paul Biya doit voter dans la journée.
Le secrétaire général de la présidence camerounaise au bureau de vote de Bastos, à Yaoundé, où le président sortant Paul Biya doit voter dans la journée. Alexis Huguet, AFP

Alors que les Camerounais sont appelés dimanche à élire leur président, des violences perpétrées par les séparatistes ont éclaté dans des zones anglophones.

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Les premières heures du scrutin présidentielle au Cameroun ont été émaillées de violences. Les séparatistes des zones anglophones du Cameroun ont mis à exécution leurs menaces de perturber dimanche 7 octobre l'élection présidentielle dont le président Paul Biya, 85 ans, est le favori face à sept candidats.

Dans la matinée, au moins trois hommes armés appartenant au camp des séparatistes ont été abattus par les forces de sécurité dans la ville de Bamenda, au nord-ouest du Cameroun, alors qu’ils tentaient de perturber le vote, a rapporté une source de sécurité.Ces hommes circulaient en motocyclette d'où ils tiraient en direction des passants, selon ces sources. Ils ont été abattus après une traque des forces de sécurité.

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"L'Ambazonie"

Dans la nuit de samedi à dimanche, dans cette même ville de Bamenda, un tribunal a été incendié par "des hommes armés", selon des témoins.

À Buea, dans le Sud-Ouest, l'autre région anglophone du Cameroun, des coups de feu ont été entendus à la mi-journée par des journalistes de l'AFP. Ils ciblaient une voiture du quotidien gouvernemental Cameroon Tribune et celle du sous-préfet, mais n'ont pas fait de blessés.

Les séparatistes des régions anglophones du Cameroun avaient menacé d'empêcher le bon déroulement du scrutin présidentiel dans ces régions où ils veulent créer leur État indépendant qu'il appellent "l'Ambazonie".

Dans le conflit en zone anglophone, plus de 175 membres des forces de défense et sécurité camerounaises ont été tués ainsi que plus de 400 civils, selon les ONG. Aucun bilan n'est disponible du côté séparatiste.

La tenue du scrutin paraît très incertaine dans ces régions où plus de 300 000 personnes ont dû fuir leur domicile.

Une alliance surprise

Quelque 6,5 millions d'électeurs - sur 25 millions d'habitants - sont appelés à voter jusqu'à 18H00 (17H00 GMT) et auront à choisir entre huit candidats. Les résultats définitifs ne seront pas pas publiés avant au moins une semaine.

Parmi les huit candidats en lice, le président Biya qui, invisible physiquement durant la campagne hormis un meeting dans l'Extrême-Nord, a été omniprésent dans les débats et sur les affiches collées par milliers partout dans le pays.

Mais, à 48 heures du vote, un coup de théâtre a surpris le monde politique camerounais : pour la première fois depuis la présidentielle de 1992, deux opposants de poids ont formé une coalition contre Biya. Akere Muna, ancien bâtonnier du Cameroun, s'est désisté en faveur de Maurice Kamto, candidat majeur de l'opposition, ancien ministre délégué à la Justice (2004-2011) et transfuge du parti au pouvoir.

>> À lire : Présidentielle au Cameroun : à Paris, la diaspora rêve de changements

Deux autres candidats sortent du lot et peuvent espérer un score significatif : Joshua Osih, candidat du Social democratic front (SDF, principal parti d'opposition) malgré une campagne timorée, et Cabral Libii, benjamin de l'élection à 38 ans, qui a fortement mobilisé dans ses meetings.

Avec AFP

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