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L'abstention fait échouer le référendum contre le mariage homosexuel en Roumanie

Des homosexuelles roumaines manifestent pour le mariage homosexuel lors de la Gay pride à Bucarest, le 9 juin 2018.
Des homosexuelles roumaines manifestent pour le mariage homosexuel lors de la Gay pride à Bucarest, le 9 juin 2018. Daniel Mihailescu, AFP

La participation a été insuffisante ce week-end en Roumanie pour valider les résultats du référendum sur une révision de la définition du mariage dans la Constitution, dans le but d'empêcher les mariages homosexuels.

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Le référendum organisé en Roumanie pour ancrer l'interdiction du mariage homosexuel dans la Constitution a échoué à atteindre le quorum de participation fixé à 30 % des électeurs, a indiqué dimanche 7 octobre le bureau électoral central.

Seuls 20,41 % des électeurs ont voté lors de ce scrutin qui avait débuté samedi. Les Roumains étaient appelés à inscrire dans la loi fondamentale que seuls "un homme et une femme" peuvent s'unir et non plus des "époux", comme stipulé actuellement. Les partisans de cette consultation controversée ont concédé dimanche leur défaite.

>> À lire : En Inde, l'homosexualité dépénalisée par la Cour suprême

Les mariages homosexuels réalisés à l'étranger non reconnus

Très conservateur, le pays d'Europe de l'Est n'autorise ni le mariage, ni un pacte civil entre personnes de même sexe. La Roumanie ne reconnaît pas non plus les mariages de couples homosexuels réalisés à l'étranger.

Mais la Coalition pour la famille, organisation de la société civile à l'origine de ce référendum, estimait que la définition actuelle, sans aucune distinction de sexe ("union entre époux"), laissait la possibilité aux couples homosexuels d'obtenir à l'avenir le droit de se marier.

Un appel au boycott entendu

Sa pétition, soutenue par l'Église orthodoxe et d'autres organisations confessionnelles, a obtenu trois millions de signatures, un nombre suffisant pour obtenir la tenue de ce vote.

Des dizaines de groupes de défense des droits de l'Homme avaient appelé au boycott de cette consultation, estimant qu'une modification de la Constitution encouragerait l'État à éradiquer encore davantage les droits des minorités et ferait basculer le pays vers l'autoritarisme.

Avec AFP et Reuters

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