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Matteo Salvini et Marine Le Pen, ensemble face "aux ennemis retranchés dans le bunker de Bruxelles"

Le ministre de l'Intérieur et vice-Premier ministre italien, Matteo Salvini, et la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, lundi 8 octobre 2018, à Rome.
Le ministre de l'Intérieur et vice-Premier ministre italien, Matteo Salvini, et la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, lundi 8 octobre 2018, à Rome. Alberto Pizzoli, AFP

Le leader de la Ligue Matteo Salvini et la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen ont appelé lundi à faire du scrutin européen de mai 2019 un moment historique face aux "ennemis" de l'Europe "retranchés dans le bunker de Bruxelles".

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La campagne anti-UE des populistes est lancée. Les dirigeants souverainistes italien et français, Matteo Salvini et Marine Le Pen, ont attaqué le "bunker de Bruxelles" en lançant ensemble, lundi 8 octobre, à Rome, leur campagne électorale pour les européennes de mai 2019.

"Le rendez-vous de mai sera la fin d'un parcours, d'une révolution du bon sens", a assuré Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite), mais aussi vice-Premier ministre italien et ministre de l'Intérieur.

Matteo Salvini a fait franchir ces derniers mois à son parti un parcours exceptionnel : donné par les sondages à moins de 10 % avant les législatives de mars, il a remporté environ 17 % des suffrages et caracole maintenant en tête des intentions de votes, avec plus de 30 %.

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Après avoir martelé pendant des mois un discours anti-migrants, Matteo Salvini parle désormais davantage de problèmes sociaux. "Le vrai défi, [c'est] la lutte contre la travail précaire, le chômage […], les berceaux vides", a-t-il déclaré.

"Les ennemis de l'Europe sont ceux retranchés dans le bunker de Bruxelles […] les Juncker, les Moscovici, qui ont apporté la précarité et la peur en Europe et refusent d'abandonner leur fauteuil", a-t-il poursuivi.

"Nous sommes aujourd'hui à un moment historique"

Le leader italien ne manque pas une occasion d'attaquer le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le commissaire aux Affaires économique, Pierre Moscovici, pour leurs critiques au projet du budget italien, qui prévoit une hausse des dépenses et du déficit public contraire aux engagements pris jusque-là par l'Italie.

"Je suis attentif aux estimations des Bourses, des marchés, des analystes, mais si un projet de budget comme le nôtre, met au centre le droit au travail, à la santé, à la vie, à la retraite, cela vient avant les autres raisons", a-t-il affirmé.

Le leader de la Ligue a été soutenu sur tous ces points par Marine Le Pen, dirigeante du Rassemblement national (RN, ex-Front national). "L'UE s'est construite sur beaucoup de promesses […], mais très peu de réalisations et des résultats […] tout à fait minables", a-t-elle assuré. "Nous ne luttons pas contre l'Europe, mais contre l'Union européenne devenue un système totalitaire", a-t-elle ajouté. "Nous sommes aujourd'hui à un moment historique. C'est l'Histoire avec un grand H qui va s'écrire au mois de mai prochain. C'est l'émergence d'une Europe des nations", a-t-elle poursuivi.

Marine Le Pen espère, avec son allié Matteo Salvini et les autres souverainistes européens, obtenir suffisamment de voix aux prochaines européennes pour renverser les équilibres au Parlement européen.

Avec AFP

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