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Près d'Idleb, les rebelles retirent leurs armes lourdes mais restent mobilisés

Des Syriens anti-régime participent à une manifestation contre le gouvernement, le 28 septembre 2018, à Idleb.
Des Syriens anti-régime participent à une manifestation contre le gouvernement, le 28 septembre 2018, à Idleb. Zein Al Rifai, AFP

Les armes lourdes des insurgés sont évacuées au sein de la future "zone démilitarisée" prévue dans la province d'Idleb, en vertu de l'accord russo-turc. Les rebelles restent mobilisés face aux forces du régime.

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En vertu de l’accord russo-turc, les armes lourdes des insurgés sont évacuées à l'intérieur de la future "zone démilitarisée" prévue dans la province d'Idleb et des zones avoisinantes.

Les rebelles du Front national de libération (FNL) – une coalition de groupes rebelles soutenue par Ankara – restent néanmoins mobilisés, cachés dans des tunnels ou derrière des fortifications. Ils observent avec beaucoup d'attention le mouvement des forces ennemies du régime positionnées à quelques kilomètres.

Dévoilé le 17 septembre, l'accord russo-turc de Sotchi prévoit l'instauration d'une zone-tampon de 15 à 20 km de large à Idleb et sur des parties des provinces voisines de Lattaquié, Hama et Alep.

>> À lire sur France 24 : "Accord russo-turc à Idleb : une application incertaine"

Tous les groupes insurgés doivent en avoir retiré leurs armes lourdes avant le 10 octobre, tandis que les jihadistes sont tenus de déserter les lieux avant la mi-octobre, prévoit le texte.

Cet accord a permis de repousser l'imminence d'une offensive du régime contre l'ultime bastion insurgé en Syrie, mais peu de factions ont répondu à l'appel, en particulier les groupes jihadistes qui contrôlent deux tiers de la future "zone démilitarisée".

"Zone démilitarisée" sous contrôle russe

De son côté, le FNL a annoncé samedi avoir commencé à retirer une partie de son arsenal militaire. Lundi, l'agence étatique turque Anadolu a assuré que ce retrait était terminé.

Les factions rebelles, qui craignent que l'accord russo-turc ne soit le prélude à un retour du régime dans cette région, misent sur la présence turque dans la zone et maintiennent la mobilisation de leurs combattants afin de répliquer à toute éventuelle attaque du régime.

Ankara, qui doit surveiller la future zone "démilitarisée" en vertu de l'accord conclu avec Moscou, y possède plusieurs postes d'observation et a envoyé ces dernières semaines divers convois militaires transportant soldats et équipements de guerre.

Le président syrien Bachar al-Assad a qualifié dimanche de "mesure temporaire" le marché russo-turc, assurant que la future "zone démilitarisée" "reviendra[it]" à terme au régime.

Avec AFP

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