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Nikki Haley, l'ambassadrice américaine aux Nations unies, quittera son poste à la fin de l'année

Nikki Haley lors d'une conférence de presse à New York, aux Nations unies, le 24 septembre 2018.
Nikki Haley lors d'une conférence de presse à New York, aux Nations unies, le 24 septembre 2018. Stephen Keith, AFP

L'ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, qui a un rang de ministre au sein du gouvernement américain, a présenté sa démission à Donald Trump. Elle quittera ses fonctions à la fin de l'année.

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Donald Trump a accepté mardi 9 octobre la démission de Nikki Haley, l'ambassadrice américaine auprès des Nations unies, qui quittera son poste à la fin de l'année. Le président américain a précisé qu'il lui nommerait un successeur d'ici à deux ou trois semaines.

Les deux responsables en ont fait l'annonce ensemble dans le Bureau ovale, sans fournir clairement d'explications. "Elle m'a dit il y a environ six mois qu'elle souhaitait prendre une pause", a justifié le président des États-Unis, précisant que le départ serait effectif "à la fin de l'année" et sans dévoiler le nom de son successeur. Il a loué son "travail fantastique" et espéré qu'elle puisse "revenir à un moment ou un autre". "Elle a été très spéciale pour moi", a insisté Donald Trump devant la presse.

Pas d’explications à ce départ surprise

Nikki Haley, 46 ans, l'un des membres les plus populaires de l'administration républicaine et à qui l'on a souvent prêté des vues sur la Maison Blanche, a assuré qu'elle ne serait pas candidate à la présidentielle de 2020. "Il est important de savoir quand il est temps de faire un pas de côté", a-t-elle juste expliqué, affirmant ne pas avoir de plan précis pour la suite de sa carrière.

Donald Trump a déclaré mardi soir qu'il songeait à l'ancienne dirigeante de Goldman Sachs et conseillère de la Maison blanche, Dina Powell lui succéder. Il a expliqué avant son départ pour un meeting électoral dans l'Iowa qu'il demanderait à Nikki Haley de l'aider à choisir sa remplaçante. Trump a précisé que sa fille Ivanka, conseillère de la présidence, ferait une formidable représentante à l'ONU mais qu'il ne pouvait pas lui confier ce poste car on l'accuserait de népotisme.

Quelques désaccords

Nikki Haley, ancienne gouverneure de Caroline du Sud, l'un des membres les plus populaires de l'administration républicaine, s'est distinguée en portant une ligne dure notamment contre la Corée du Nord et l'Iran, les deux principaux dossiers de politique étrangère de ce gouvernement.

En février 2016 par exemple, elle avait jugé que le milliardaire incarnait "tout ce qu'un gouverneur ne veut pas d'un président". Et juste avant la victoire du 8 novembre 2016, Nikki Haley se disait même "pas fan" du tonitruant candidat républicain.

Mais, après, elle a gagné ses galons dans la galaxie Trump jusqu'à en devenir l'un des principaux membres, avec accès direct au président. Si elle a laissé entendre l'existence de désaccords avec Donald Trump notamment lorsque ce dernier n'a pas clairement condamné les sympathisants nazis après la mort d'une manifestante antiraciste lors de violences à Charlottesville, à l'été 2017, elle a toujours pris soin de ne pas les étaler sur la place publique.

Après l'arrivée à la Maison Blanche du milliardaire, novice en relations internationales, elle avait occupé le devant de la scène diplomatique américaine, profitant de l'effacement médiatique du secrétaire d'État de l'époque, Rex Tillerson. Elle est apparue davantage en retrait depuis que le département d'Etat a été confié à Mike Pompeo, un responsable politique très proche de Donald Trump.

Avec AFP

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