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Le remaniement du gouvernement français n'aura pas lieu avant vendredi

Édouard Philippe le 28 septembre à la Convention on Health Analysis and Management (CHAM), à Chamonix.
Édouard Philippe le 28 septembre à la Convention on Health Analysis and Management (CHAM), à Chamonix. Jean-Pierre Clatot, AFP

L'Élysée a annoncé mercredi que le remaniement gouvernemental, conséquence directe de la démission du ministre de l’Intérieur, n'aura lieu qu'en fin de semaine en raison du déplacement d'Emmanuel Macron au sommet de la Francophonie, à Erevan.

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Il faudra encore attendre pour connaître le nouveau visage du gouvernement français. Le remaniement de l’exécutif n'aura pas lieu avant le retour d'Emmanuel Macron de l'étranger en fin de semaine, a déclaré mercredi 10 octobre la présidence de la République. Le chef de l'État sera en Arménie jusqu'à vendredi inclus, lit-on dans son agenda diffusé mercredi par l'Élysée.

"Le remaniement n’aura pas lieu avant le départ du président de la République en Arménie ni tant qu’il sera à Erevan. Le Premier ministre poursuivra bien évidemment le travail les jours prochains", a déclaré la présidence dans un communiqué.

"Le président de la République souhaite prendre tout le temps nécessaire, dans le calme, le professionnalisme et le respect des personnes, à la composition d’une équipe cohérente et de qualité au service des Français."

"Cette équipe doit correspondre aux équilibres sur lesquels il s’est engagé afin de poursuivre la mise en œuvre de la feuille de route fixée le 9 juillet devant le Congrès et déployée depuis. Il souhaite aussi respecter le temps des vérifications légales", ajoute encore la présidence.

Un remaniement qui fait beaucoup parler

Les pronostics peuvent donc se poursuivre. Conséquence directe de la démission, le 3 octobre, du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, qui souhaite reprendre son mandat de maire de Lyon [ce qui est prévu pour le 5 novembre] après plusieurs désaccords avec l’exécutif, le remaniement a déjà fait beaucoup parler, tant chez les observateurs de la vie politique que parmi les membres de la majorité. Dans une interview dimanche au JDD, le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, a suggéré que l’arrivée d’une nouvelle équipe apporte un "nouveau souffle" au gouvernement, et qu’elle "fédère davantage" alors qu'Emmanuel Macron et Édouard Philippe sont malmenés dans les sondages.

>> À voir sur France 24 : "POLITIQUE - la démission de Collomb, une 'péripétie' selon Macron"

Au-delà du remplacement de Gérard Collomb place Beauvau, dont l'intérim est assuré par Édouard Philippe, les observateurs évoquent un départ éventuel de la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, visée par une enquête judiciaire, mais aussi du ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, ou encore de Jacques Mézard, à la tête de la Cohésion des territoires. Un redécoupage de certains ministères est aussi évoqué.

"On a besoin de profils plus politiques"

Exercice difficile pour le Premier ministre, le nouveau gouvernement devra conserver "l’identité macronienne" définie par le nouveau président : parité parfaite, mélange de politiciens et de membres de la société civile, équilibre droite-gauche.

"Il est temps de faire plus de place au centre et à la gauche sociale-démocrate pour avoir un gouvernement politiquement plus équilibré. D’ailleurs, on a besoin de profils plus politiques. La société civile, dont je viens, c’est bien mais ça ne suffit pas : il faut aussi avoir une vraie expérience politique et un parcours militant, ce qui a pu faire défaut au gouvernement actuel", affirme, dans un entretien au Parisien, Laurianne Rossi, questeuse (LREM) de l’Assemblée.

Le Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou, parti centriste qui ne possède que deux petits portefeuilles ministériels dans le gouvernement Philippe 2 [l'une aux Anciens combattants et l'autre auprès du ministre de l'Intérieur], pourrait aussi récupérer des postes importants, tels que l’Agriculture, la Cohésion des territoires ou les Relations avec le Parlement, selon l’AFP.

Le gouvernement, perturbé dans ses réformes et la communication sur ses projets, a déjà été affaibli il y a un mois par la démission surprise d’un autre poids lourd, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, désabusé par le manque d’ambition du pays et de soutien au sein de la majorité en matière d’environnement.

Avec AFP

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