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Dans la presse

"Les assassins présumés de Jamal Khashoggi identifiés ?"

France 24

À la une de la presse, mercredi 10 octobre, la démission de l’ambassadrice américaine à l’ONU, la "prudence" des Occidentaux dans l’affaire de la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, l’impatience des journaux français, qui attendent toujours le remaniement ministériel. Et une facture salée pour les fabricants de cigarettes.

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À la une de la presse, mercredi matin, la démission de l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley.

 

Cette nouvelle démission au sein de l’administration Trump est qualifiée par The Financial Times de "nouveau coup dur" pour le président américain, qui a soutenu que Nikki Haley lui avait fait part de son souhait de démissionner six mois auparavant et qu’il n’était donc pas surpris par cette décision. The Washington Post évoque pourtant la démission "abrupte et inattendue" de Nikki Haley, à laquelle certains prêtent des ambitions présidentielles – ce dont elle se défend. Il n’empêche, à 46 ans, l’ancienne gouverneure de  Caroline du Sud est présentée comme une "étoile montante" du parti républicain et à ce titre, comme une "menace" potentielle pour Donald Trump. "Nikki Haley va nous manquer", réagit The New York Times, en saluant la façon dont l’ambassadrice américaine aurait réussi à représenter à la fois le président Trump et les États-Unis, et sa "capacité à expliquer le président américain à un monde désarçonné par le chaos qui règne à Washington".

 

Nikki Haley va aussi manquer à Israël, dont elle a défendu les intérêts avec vigueur. The Jerusalem Post la présente même comme "le shérif en talons" des intérêts israéliens, applaudissant ses critiques sur "l’hypocrisie" supposée des Nations unies, accusées de défendre "ceux qui violent les droits de l’Homme et attaquent les démocraties comme Israël". "Elle s’en va mais l’équipe Trump est toujours là", se console toutefois le quotidien israélien, dont la réaction diffère évidemment pas mal de celle d’Al Arab. Le quotidien panarabe de Londres, qui évoque lui aussi la "surprise" provoquée par sa démission, annonce sans fleurs ni couronnes le futur départ de Nikki Hayley, "l’un des faucons les plus virulents de l’équipe Trump".

 

Le président américain, qui a dit "ne rien savoir" de ce qui est arrivé au journaliste saoudien Jamal Khashoggi, disparu après être entrée au consulat de son pays à Istanbul, en Turquie. Cette prudence n’a pas empêché l’ambassadeur saoudien aux États-Unis de dénoncer hier les "allégations scandaleuses" sur le possible assassinat de ce dissident, qui aurait fait le choix de "s’auto-exiler", selon Khaled ben Salmane, cité par le journal saoudien Arab News. Le Figaro ne manque pas, lui, de relever la prudence inhabituelle de Donald Trump, ce "taureau furieux de la scène internationale", "pas vraiment réputé pour ses talents d’équilibriste", mais qui s’est fendu d’une déclaration "ambiguë, ménageant la chèvre et le chou" à propos de la disparition de Jamal Khashoggi. La France, elle, s’en est tenue à une réaction laconique, six jours après les faits, que le journal explique par la "nouvelle doctrine" du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane. Un principe déjà mis en œuvre aux dépens du Canada : "Des critiques trop marquées envers Riyad entraîneront désormais l’annulation des contrats".

 

La presse turque, elle, n’y va pas par quatre chemins. À la une de Sabah, ce matin, les visages et les noms de trois des quinze Saoudiens que les services de renseignement turcs auraient identifiés comme les assassins présumés de Jamal Khashoggi. L’un d’entre eux serait le chef de l’identification judiciaire saoudienne, trois autres, des membres de l’équipe de sécurité du prince Ben Salmane.

 

En France, on attend toujours la formation du nouveau gouvernement. On l’annonçait pour hier… après une journée passée à faire des claquettes, les journalistes français commencent à s’impatienter. "Macron ne s’est pas remanié le train", ironise Le Canard Enchaîné, avec un dessin montrant la passation de pouvoir entre Édouard Philippe et… Édouard Philippe, qui a fait connaître son intention de ne pas démissionner avant ce remaniement. "Remaniement : le jour le plus long", soupire L’Opinion, où Emmanuel Macron vu par Kak se lance dans une interminable partie de Scrabble. Devant lui, les noms de Nicolas Hulot, Alexandre Benalla et Gérard Collomb. "Je vais changer mes lettres", annonce le président. "Macron cherche le rebond", d’après Libération, qui regrette que "le casse-tête du remplacement du ministre de l’Intérieur paralyse le gouvernement, alors que les dossiers s’accumulent". D’après Libé, Emmanuel Macron et Édouard Philippe auraient du mal à accorder leurs violons sur la composition du nouveau gouvernement.

 

Un mot, pour terminer, de cette initiative inédite de la région de Bruxelles, qui a décidé d’envoyer la facture du ramassage des mégots aux industriels du tabac - une collecte qui a coûté cette année la bagatelle de 200 000 euros – sans compter, bien sûr, le coût écologique des mégots de cigarettes, qui mettent des années à se décomposer. Le plus écologique et le plus économique, c’est d’arrêter de fumer. Lu dans Le Monde.

 

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