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FRANCE

Les homosexuels français devront encore justifier d'un an d'abstinence pour donner leur sang

© Miguel Medina, AFP | Don du sang dans un centre de l'Établissement français du sang (EFS) à Paris.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/10/2018

L'Assemblée nationale a maintenu le statu quo concernant une différence de traitement dans le don du sang entre les hétérosexuels et les homosexuels. Ces derniers ne peuvent donner que si leur dernier rapport sexuel remonte à plus d'un an.

L'Assemblée nationale a refusé jeudi 11 octobre de supprimer une disposition relative au don du sang par des personnes homosexuelles, dont la durée d'abstinence avant un don est supérieure à celle exigée pour les hétérosexuels.

Depuis juillet 2016, homosexuels et bisexuels peuvent donner leur sang, mais seulement si leur dernier rapport sexuel remonte à plus d'un an - contre quatre mois sans relations avec des partenaires multiples pour les hétérosexuels. Tout don du sang leur était auparavant interdit depuis 1983 en raison des risques de transmission du virus du sida. Sur les 6 000 nouvelles contaminations au VIH en France en 2016, 44 % concernaient des homosexuels, le groupe le plus touché, selon les dernières données de l'agence sanitaire Santé publique France.

Adopté en commission, un amendement socialiste supprimant le traitement particulier des homosexuels a finalement été rejeté en séance dans le cadre de l'examen d'une proposition de loi sur "la consolidation du modèle français du don du sang" présentée par le groupe Les Républicains (LR).

"Nul ne peut être exclu du don du sang"

"La sélection ne doit pas s'opérer selon l'orientation sexuelle mais selon le comportement, quelle que soit la configuration dans laquelle se trouve le donneur et tout en tenant compte de la sécurité du don du sang", a déclaré le rapporteur du texte, Damien Abad (LR).

La ministre de la Santé et des Solidarités, Agnès Buzyn, s'est dite défavorable aux modifications proposées tout en rappelant le principe de non-discrimination inscrit dans la loi depuis 2016 : "Nul ne peut être exclu du don du sang en raison de son orientation sexuelle."

La modification proposée "fige notre capacité de réaction", a-t-elle expliqué. "Si je ne suis pas favorable à cet article, c'est bien pour ne prendre aucun risque vis-à-vis des trois principes sur lesquels repose la filière du sang et au premier rang desquels se trouve la sécurité pour les receveurs."

"Discrimination"

La ministre a dit son intention d'engager des concertations pour "déterminer les conditions d'évolution des critères à porter dans un nouvel arrêté de sélection des donneurs". L'Agence nationale de la sécurité des médicaments et des produits de santé sera saisie pour avis.

Les associations de défense des homosexuels considèrent le traitement différencié des homosexuels et des bisexuels comme une "discrimination". Terme repris jeudi dans l'hémicycle par le député socialiste Hervé Saulignac.

Chaque année en France, environ un million de malades (souffrant notamment de leucémie et d'anémie) peuvent être soignés via des dons du sang. Grâce à 1,7 million de donneurs, quelque 10 000 dons sont effectués chaque jour en vertu de trois principes : le volontariat, l'anonymat et l'absence de profit.

Par la voix d'Agnès Buzyn, le gouvernement s'est dit favorable à l'abaissement à 17 ans, contre 18 ans actuellement, de l'âge minimum requis pour faire un don du sang.

Avec Reuters et AFP

Première publication : 12/10/2018

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