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Attentat contre un meeting politique une semaine avant les législatives en Afghanistan

Une victime afghane lors d'un attentat qui a visé un meeting électoral dans la province de Nangarhar, le 2 octobre 2018.
Une victime afghane lors d'un attentat qui a visé un meeting électoral dans la province de Nangarhar, le 2 octobre 2018. Noorullah Shirzada, AFP

Un attentat à la moto piégée a fait 12 morts en Afghanistan, à la sortie d'un meeting électoral. L'attentat n'a pas été revendiqué, mais des présomptions pèsent sur les Taliban, hostiles à la tenue d'élections législatives, le 20 octobre prochain.

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L’Afghanistan a été touché par un nouvel attentat sanglant, samedi 13 octobre 2018, à une semaine des élections législatives qui doivent se tenir dans le pays. Au moins 12 personnes qui assistaient à un rassemblement électoral dans le nord de l’Afghanistan ont perdu la vie.

Selon le porte-parole du gouverneur de la province, Mohammad Jawad Hejri, 32 autres personnes ont été blessées lorsqu’une moto piégée a explosé avant 13 h 00 heure locale (8 H 30 GMT) alors que les participants quittaient le lieu de rassemblement dans le district de Rustaq. "La candidate Nazifa Yousefibek n'a pas été blessée", a-t-il précisé.

L'attentat n'a pas encore été revendiqué, mais les Taliban avaient annoncé dans un communiqué leur volonté de faire dérailler le processus électoral en ordonnant aux candidats de se retirer de la course, jurant d'attaquer le scrutin et ceux qui y participent.

Déjà le 9 octobre, un kamikaze s'était fait exploser dans une permanence électorale dans la province de Helmand (sud), tuant huit personnes, dont le candidat, Saleh Mohammad Asikzai. Quelques jours plus tôt, une autre attaque dans la province de Nangarhar avait tué 13 personnes et fait 40 blessés. Cette fois, elle avait été revendiquée par l’organisation État islamique.

Lors de la campagne électorale, au moins neuf candidats ont déjà été tués, la plupart dans des attaques ciblées, selon la Commission électorale indépendante.

Des négocations parallèles avec les Américains

Bien que s’opposant au processus électoral en cours, les Taliban n’ont pas pour autant délaissé le terrain diplomatique. Dans un communiqué publié le 13 octobre, ils disent avoir rencontré au Qatar l’émissaire américain pour l’Afghanistan, Zalmay Khalilzad, ancien ambassadeur à Kaboul, Bagdad et aux Nations-Unies, nommé début septembre. L'ambassade des États-Unis en Afghanistan, contactée par l'AFP, a refusé de commenter l'information.

Les deux parties "ont parlé d'une fin pacifique à l'invasion de l'Afghanistan", explique le communiqué. Une première rencontre annoncée dans la presse et jamais démentie par les parties avait eu lieu en juin à Doha après un cessez-le-feu inédit de trois jours entre forces de sécurité afghanes et Taliban.

Avec AFP

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